VII : Une forêt interdite... très visitée
Le lendemain après les avoir aidés, le professeur Mortlake paraissait aussi distant avec ses élèves. Il parlait pendant tout le cours, leur apprenait quelles étaient les solutions face à certains dangers, et il n'arrêtait pas de répéter que le retard qu'ils avaient accumulé était plus que préoccupant. Dans son attitude, personne n'aurait pu imaginer qu'il avait sauvé Harry et Ron d'une nuit blanche.
Au cours suivant, ils rendirent leur devoir au professeur Binns, qui semblait très surpris que presque tout le monde ait réussit à remplir leur parchemin. Ce jour là, fait exceptionnel, il semblait se préoccuper de ses élèves et posa même quelques questions, auxquelles Hermione répondit avec brio.
Le soir, Hermione leur en voulait encore un peu, mais ne le laissait plus voir. Son cours sur les runes l'avait fatigué tout en le trouvant fascinant.
Le soir venu, Ron parti dans les cachots pour faire suivre son cours particulier avec Rogue. Selon lui, s'il était encore vivant la nuit tombée, cela relèverait du miracle.
_ Bon courage, Ron ! Tu sais, si cela avait été avec un autre professeur, il n'y aurait eu aucun problème pour t'accompagner, mais là, je peux pas !
_ Je sais, Harry ! Mais ne t'en fait pas, je sais que si j'y vais, c'est pour mon avenir. Moi aussi je veux devenir Auror plus que jamais, et ainsi permettre aux générations futures de ne pas connaître ce que c'est de vivre dans la crainte du mal. A ce soir, je vais essayer de survivre !
Lorsqu'il quitta ses amis, un large sourire animait son visage, mais c'était pour paraître plus fort qu'il ne l'était réellement. Il alla dans les cachots en prenant le plus de temps possible, où déjà le professeur Rogue l'attendait. La potion qu'il eu à faire était très compliqué, et il regrettait de ne pas avoir l'aide d'Hermione.
Pendant ce temps, Harry et Hermione discutaient de leur avenir.
_ Hermione, j'espère que Ron y arrivera. Cette année va être très dure pour lui, surtout s'il a plus d'heures de potions,
_ Tu sais, je crois qu'il est aussi motivé que toi.
_ Mais sais-tu pourquoi il veut à se point devenir Auror ?
_ Il ne m'en a jamais parlé, mais je pense qu'il a une revanche à prendre sur Percy. Tu sais, ses parents ont été très tristes quand ils ont vu le rôle que Percy avait joué, qu'il avait refusé de te croire. Alors je pense que Ron pense qu'il doit rétablir l'erreur de son frère. Et puis qu'il a une certaine vénération pour toi, qu'il ne te laissera jamais tomber, donc pour lui suivre ta voie lui permet de continuer à veiller sur toi.
_ Mais je n'en ais pas besoin ! S'il joue réellement son avenir à cause de moi, je ne me le permettrais pas !
_ Harry, ce n'est pas cela du tout ! Plus que de te suivre sans raison, être avec toi lui donne de la force. Et tu n'as pas le droit de lui enlever. De toute façon, personne ne peut.
_ Si tu en es certaine. Mais tu ne nous as jamais dit ce que tu voulais faire, alors ?
_ Et bien... si je ne l'ai jamais dit, c'est que j'ai peur.
Harry fut surpris de la réponse de son amie.
_ Peur de quoi ?
_ Hé bien... Elle marqua une pose, consciente qu'elle allait lui dire qu'elle quelque chose qu'elle avait voulu éviter. Hé bien, je veux devenir journaliste.
_ Quoi ? Mais, tu as beaucoup plus de compétence que pour faire ce métier !
_ Harry, ce n'est pas parce que tu as vécu quelques mauvaises expériences avec les journalistes qu'ils sont tous comme ça ! Je te prouverais que tu as tort !
_ Il n'y a pas que cela ! Aussi, c'est très fermé pour devenir journaliste...
Hermione lui coupa la parole.
_ Il y a quelque chose que je ne vous ais pas dit, mais je préfère vous l'apprendre plutôt que cela vienne de quelqu'un d'autre. Je suis déjà journaliste.
Harry ouvrir les yeux et laissa tomber sa mâchoire négligemment.
_ Ne me regarde pas comme cela ! Tu sais, ce n'est pratiquement rien ! J'ai juste fait un petit article.
Ce qu'elle aurait voulu, c'est qu'Harry lui pose plein de questions, mais il restait silencieux. Alors, pour rompre le silence qui s'installait, elle continua.
_ A la fin de l'année dernière, le père de Luna m'a demandait si cela m'intéresserai de travailler un peu pour lui, alors je lui ai fait un article dès le mois de juillet. Mais comme tout le journal était pris par tout ce qui concerne Voldemort, mon article a du attendre. Il paraîtra demain dans Le Chicaneur.
_ Et il parlera de quoi ?
_ Des elfes de maisons.
S'il avait était en train de manger, Harry se serai sans doute étouffé tant il eu un sursaut. Entre la surprise et l'énervement, il lui demanda :
_ Tu en n'as pas finit avec ces histoires ?
_ Harry, je te rappel, des fois que tu l'aurais oublié, que je suis la dirigeante de la SALE, donc il est de mon devoir de les aider comme je peux ! J'espère vraiment que je pourrais faire changer les mentalités grâce à cet article.
Harry pensa au fond de lui-même : ce n'est pas un article qui pourra faire changer les habitudes, surtout si beaucoup de sorciers en tiraient leur avantage. Mais il n'osait pas le dire à son amie : il avait peur de la blesser, et plus que des critiques des ses amis, Hermione avait besoin de leur soutient.
_ Alors, félicitation Hermione. Tu es en train de réussir ce que tu as toujours voulu.
Il dit en partie le contraire de ce qu'il pensait, mais Hermione en fut très heureuse.
La discussion changea, elle aborda l'école, la nouvelle année qui commençait, puis les devoirs. Puis ils parlèrent de Ron, qui faisait du rattrapage en potion. A neuf heures Ron aurai du déjà être de retour dans la salle commune, mais il eu beaucoup de retard. Vers dix heures, Hermione dû aller se coucher, tellement elle avait travaillé durant toute la semaine.
Harry l'attendit très longtemps. Lorsque Ron revint enfin, il était presque minuit. Il était furieux.
_ Quel bonhomme ! Je me suis vraiment demandé s'il allait finir par me laisser partir ! Il ne voulait pas que je sorte avant d'avoir finit ma potion d'invisibilité. Le pire, c'est quand le l'ai raté pour la troisième fois : j'avais presque fini lorsque j'ai mis le double de corne de licorne en poudre. Ca a tout rater ! Ma potion est devenue verte fluo...
_ Alors, t'aurais pu t'en servir pour devenir une ampoule géante, plaisanta Harry.
Mais Ron n'était pas prés à rire : plusieurs heures en face de Rogue lui avait sérieusement atteint le moral.
Le lendemain matin à l'heure du petit déjeuné, Hermione était excitée comme elle ne l'avait jamais était. Lorsque arriva un hibou lui apportant un journal, elle faillit se jeter dessus tellement elle était pressée de le lire.
Elle le prit Le Chicaneur, et alla directement à la dernière page, là où devait figurer son article. A sa grande déception, elle ne reconnu rien qu'elle ait pu écrire : il n'y avait tout simplement pas son article sur cette page. Il regarda frénétiquement, à la recherche de nom « Elfe » dans un titre, mais ce fut sans succès.
Alors Hermione commença à lire ce qu'il y avait d'écrit. Un drame était sur le point de se jouer, ici même.
Cette nuit là, un groupe de moldus armés avaient réussit à s'approcher de Poudlard, et selon le journal, ils avaient même réussit à s'introduire dans le château. Les professeurs, alertés par le bruit, avaient réussit à les faire partir. Ils s'étaient enfuit par la forêt interdite. Les professeurs les avaient suivis mais ils n'étaient pas parvenus à retrouver leurs traces. Les questions que soulevait Le Chicaneur étaient comment avaient-ils pus arriver jusqu'ici et quelles étaient leurs intentions.
Tout le reste du journal retraçait les difficultés qu'avaient connus les deux communautés et expliquait la nécessitée pour les sorciers que les moldus ignorent leur existence.
Peu d'élèves lisaient le journal, donc peu savaient ce qu'il s'était passé durant la nuit. L'agitation était beaucoup plus visible à la table des professeurs. Le professeur Dumbledore parlait avec animation au professeur Rogue et tous les autres professeurs parlaient entre eux, à part Mortlake qui restait seul, à l'écart.
Ron se pencha vers ses amis :
_ Vous êtes sure que ce n'est pas Mortlake qui les a aidés ? Tu te rappels, Harry, on l'a vu sortir l'autre soir...
_ Ron, tu l'accuses sans preuves, coupa Hermione. Et s'il est là, c'est parce que Dumbledore lui fait confiance !
_ Hermione, s'il lui faisait autant confiance, tu ne crois pas qu'il ferait parti de l'Ordre du Phénix ?
_ Parce que tu crois qu'on connaît tous les membres ?
_ Mais il est quand même étrange, renchéri Harry.
_ Il n'est pas comme tous les autres professeurs, c'est vrai, mais cela ne suffit pas à en faire un traître ou un ennemi. Je le vois mal avec un serpent tatoué sur l'avant bras !
_ T'as l'air bien sure de toi, Hermione...
_ Ce n'est pas parce que quelqu'un est différent qu'il est forcément un mangemort ! Il a peut être une bonne raison.
_ Harry, je crois qu'Hermione ne voit plus que les beaux yeux de ce prof !
_ Non, mais, c'est vous qui ne comprenez rien !
_ Ce que moi je comprends, c'est que c'est le prof le plus jeune, alors forcément les filles n'arrivent pas à être très objectives !
_ Vous dites vraiment n'importe quoi ! Cela sert à rien de discuter avec des personnes aussi butées !
Harry et Ron étaient persuadés qu'ils avaient raison. Hermione, elle, savait qu'ils avaient tord mais ne pouvais pas leur expliquer.
Les cours de la matinée passèrent rapidement. Harry et Ron avaient cours de métamorphose et pendant ce temps Hermione était en étude des runes. La métamorphose ne lui apportait plus rien à son niveau : tout ce que les autres voyaient en classe, elle parvenait à le rattraper rapidement.
L'après midi, Ron et Harry allèrent à leur cours de potion. La classe était en effectif très réduit ( dix élèves, de toutes les maisons ), beaucoup avaient profité de la chance qui s'offraient à eux pour ne plus aller voir ce bon Rogue. Par chance, Malfoy avait aussi arrêté de suivre ce cours.
Rogue, plus glacial que jamais, évitait autant que possible de regarder Harry. Harry faisait de même. Il se contentait de suivre les instructions le mieux possible pour que Rogue n'ait pas la possibilité de lui faire une remarque.
La potion que Harry réussit était une potion de connaissance : elle permettait à celui qui la buvait d'augmenter son savoir.
Ron la rata totalement : Rogue en profita pour s'en prendre à lui.
_ Monsieur Weasley, apparemment vous seriez mieux dans n'importe quelle autre classe que celle-ci. Vous ne valez pas mieux que vos frères, vous devriez les rejoindre pour aller vendre des gadgets pour sorciers atrophiés de cerveau.
_ Vous n'avez rien à dire de mes frères !
_ Aurais-je entendu un murmure ? Dix points en moins à Griffondor. Si j'entends une autre protestation, ce sera vingt.
Le silence régna jusqu'à la fin, les élèves étaient comme paralysés ou aphones. Personne ne songeait à rire. Les Griffondors savaient que cela ne servait à rien de protester, les autres étaient trop surpris de voir leur professeur comme cela qu'ils n'osaient rien dire.
Lorsqu'ils sortirent du cours du professeur Rogue pour aller jusqu'à la grande salle, les élèvent retrouvèrent l'usage de la parole :
_ Non, mais ! Pour qui il se prend celui là ? C'est pas parce que c'est le professeur qu'il a tout de permis ! Dit une élève de Serdaigle.
_ C'est sure, tu as raison, répondit Ron à la jeune Serdaigle.
_ Il faudrait trouver quelque chose pour le calmer. Vous serez d'accord ? Harry, t'en penses quoi ?
_ Je sais pas.
Il eut un doute qu'une quelconque action puisse faire changer leur professeur.
_ D'ailleurs, tu connais mon nom...
_ Qui ne connaît pas ton non ici ?
_ D'accord... Mais nous on ne connaît pas le tien.
_ Je m'appel Sarah Jones. On se reverra la semaine prochaine. En attendant, il faudrait qu'on réfléchisse à ce qu'on peut faire. Bon appétit !
Harry la regarda avec attention s'éloigner :
_ C'est qui cette fille ? Demanda-t-il à Ron.
_ Je sais pas. C'est la première fois que je la voie.
_ Que tu vois qui ? Demanda une voie derrière eux.
_ Hermione ! Ca a été ton cours ?
_ Très bien ! Vous parliez de qui ?
_ La blonde aux yeux bleus à la table des Serdaigle.
_ Sarah ? Pourtant elle est là depuis aussi longtemps que nous. Elle m'a même aidée pour la SALE. Bon, a part ça, qu'est ce qu'il s'est passé ? Vous avez une tête étrange tous les deux.
Ils lui racontèrent ce qu'il c'était passé pendant le cours de potion, et ce qu'avait proposé de faire Sarah.
_ Ca ne serait sans doute pas un mal de prouver à ce prof que ce n'est pas lui le plus fort, admit Hermione.
_ Et tu nous aiderais ?
_ Je ne pense pas. Vous savez, comme je ne l'ai plus, je préfère ne plus du tout m'occuper de lui, et...
_ POUM !!
Un bruit sec interrompit toutes les discutions. A la table des professeurs, un phénix donnait un précieux message au directeur de l'école. Il le parcourut rapidement. Son visage souriant se transforma. Tous les regards étaient posés sur lui. Il se leva, et déclara :
_ Personne ne doit sortir de la grande salle avant que j'en ai donné l'autorisation.
L'agitation régnait parmi les élèves, mais aussi parmi les professeurs. Mortlake fut le premier à réagir, il se leva et se dirigea en direction de la sortie.
_ Professeur Mortlake, ne sortez pas, continua Dumbledore. Vous resterez ici, avec les élèves.
Il essaya de protester, mais devant son directeur cela était impossible. Frustré, il se rassit au côté de Hagrid.
_ Tout d'abord, je demande à tout le monde de garder son calme. Nous allons faire une simple vérification.
_ Qu'est ce qu'il se passe ? Demanda une voix à la table des Serdaigle.
_ Il y a eut une mutinerie à Azcaban. Beaucoup de prisonniers se sont échappés et le ministère me demande de procéder aux vérifications nécessaires pour garantir votre sécurité. Mais ne vous inquiétez surtout pas, vous ne craignez rien à Poudlard les meilleurs sorciers sont parmi vos professeurs.
Puis il s'adressa aux autres professeurs :
_ Vous connaissez la procédure. Professeur Mortlake, s'il nous arrive quelque chose, vous seriez le dernier pour protéger les élèves. Je vous fais confiance pour faire de votre mieux en cas de nécessitée.
Puis, sans panique, tous les professeurs quittèrent la pièce.
Mortlake était seul face à tous les élèves. Il hésitait, ne savait pas quoi faire. Il allait se lever, puis il se ravisa. Il attendait que quelqu'un fasse quelque chose pour agir à son tour. Mais rien ne se passa. Alors il s'assit en silence puis patienta.
Des heures s'écoulèrent sans qu'aucun de ceux qui étaient sortis ne revinrent. Les élèves s'occupaient à discuter, mais l'ennui et la fatigue finirent par avoir raison d'eux.
Lorsque Sarah Jones s'avança vers le professeur changé de les surveiller, plus aucun bruit ne se faisait entendre, tous les regards étaient posés sur elle. Mortlake semblait surprit que quelqu'un ose le déranger. Intimidée, elle lui dit :
_ Je pense que beaucoup comme moi sont fatigué, alors ça serait bien si on pouvait avait de quoi se coucher.
_ Il n'y a aucun problème.
Il prit sa baguette, et fit un mouvement circulaire de la main. Les tables s'élevèrent en même temps jusqu'au plafond, puis d'un second mouvement de main elles redescendirent, empilées les une sur les autres, dans un coin de la pièce.
Hermione ne pu s'empêcher de faire une réflexion pour ses amis :
_ Pour faire quelque chose comme cela, ça doit être beaucoup de travail !
_ Pff', émis une voie parmi le groupe des Serpentard, moi je fais ça quand tu veux !
_ Et bien faites-le, alors, répondit le professeur. Essayez de les mettre dans un autre coin, en évitant de blesser quelqu'un d'autre.
Il voulut ajouter si vous vous blessez, ce ne sera pas grave, mais son statut de professeur le lui interdisait.
_ C'est ce que je vais faire !
L'auteur de ces mots était Malfoy. Il s'approcha des tables et essaya de les faire bouger. Il enchaîna plusieurs sortilèges, mais aucun ne réussit à faire bouger une seule table.
_ Monsieur Malfoy, votre persévérance est remarquable, mais il est tant de vous avouer vaincu.
Malfoy était humilié par cet homme qu'aucun élève ne connaissait. Le regard noir, il alla rejoindre ses compagnons Serpantard.
Les Griffondors étaient heureux qu'enfin Malfoy doive admettre une défaite.
D'un autre geste de la main, Mortlake fit apparaître des duvets autant qu'il y avait d'élèves. Cette fois-ci, Malfoys se retint de dire qu'il pouvait en faire autant.
Tous les élèves se couchèrent et dormirent rapidement d'un sommeil agité.
Ce n'est qu'à l'aube que les professeurs qui étaient sortis rentrèrent. Ils avaient passé la nuit à parcourir le château et n'avaient pas dormi. Comme tous les élèves étaient réveillés, Dumbledore décida de leur expliquer les évènements de la nuit. D'un geste de sa baguette, il fit disparaître les duvets et remis les tables en place. Puis il s'installa à sa place habituelle.
_ Les diverses observations de cette nuit nous ont permis de constater qu'aucun mangemort n'a pénétré dans l'enceinte du château. Néanmoins, nous resterons vigilants tant que Voldemort restera vivant ou en liberté, et nous vous demandons d'en faire autant. Tous les dangers semblent écartés, alors nous pouvons revenir à une vie normale. Bon appétit.
Des plats pour le petit déjeuné arrivèrent sur la table. Les elfes de maison n'avaient pas arrêté leur travail de la nuit.
Pendant qu'Harry commençait un ½uf à la coque, le courrier arriva. Hermione reçut son journal, et se précipita pour le lire, à la recherche de son article. Elle ne le trouva pas. Harry reçut un courrier.
Harry, je te remercie de venir dans mon bureau dès que tu auras ce mot.
Signé : Professeur Dumbledore.
Il regarda la table des professeurs en espérant croiser le regard du directeur pour chercher une explication. Il n'y était plus.
_ Ne m'attends pas pour aller en cours, Ron, je te rejoindrais plus tard.
Il arriva devant la statue qui protégeait le couloir pour entrer dans le bureau.
_ Choco grenouille, dragées surprises,...
Harry ne connaissait pas le mot de passe, mais il savait que c'était le nom d'une gourmandise. Il essaya tous les noms qu'il connaissait, et s'avoua presque vaincu.
_ Potter, vous ne devriez pas errer dans les couloirs, dit une voie glaciale.
Il se retourna. Rogue, tel un cerbère, était derrière lui.
_ Essayez donc praline longue langue.
Le passage s'ouvrir aussitôt.
Harry, sans regarder ce que faisait son professeur, monta l'escalier qui venait ainsi de se dégager. La porte du professeur Dumbledore était ouverte. A l'intérieur, divers objets remplissaient des étagères. La pensine était posée sur le bureau et des reflets de lumières tournaient dans le petit bassin. Dumbledore devait s'en être servit récemment.
_ Assis-toi, Harry. Ce que j'ai à te dire est très grave.
Il se laissa tomber sur une chaise, en face du bureau.
_ Ce que j'ai déclaré lors du petit déjeuner n'est pas faux, mais ce n'est pas totalement vrai non plus.
Harry le regarda avec surprise. Pourquoi lui disait-il cela, à lui, alors qu'il avait dit autre chose à tous les autres élèves ?
_ Ce qui est vrai, c'est qu'aucun mangemort n'est entrait dans l'enceinte du domaine. Ce qui l'est moins, c'est qu'ils étaient dans la forêt interdite.
Les yeux écarquillés, Harry le regarda.
_ Ils étaient quatre. Nous avons réussit à les mettre en fuite, mais ils reviendrons. Sans doute bientôt. C'est pour cela que je t'ai demandait de venir ici. Il faut que tu sois sur tes gardes. Il ne faut absolument pas que tu laisses une chance à Voldemort de gagner.
Harry savait ce que cela impliquait : la prophétie. L'un d'eux devait tuer l'autre. Harry ne voulait pas tuer. Jamais. Mais il voulait encore moins mourir. Alors, il n'aurait pas le choix.
Ce que Dumbledore c'était gardé de lui dire, c'est que plus il attendait, plus son adversaire gagnait en puissance. Sans doute avait-il déjà pris le contrôle de plusieurs personnages important du ministère.