Harry Potter et ce qu'il ne saura jamais - Chapitre 3

III : Retour au château

Harry repensa en passant devant la voie 9 ¾, à la première fois qu'il l'avait cherchée, lorsqu'il était si jeune et qu'il ignorait beaucoup de choses sur le monde des sorciers. C'était le jour où il avait rencontré Ron.
Il rentra rapidement dans un compartiment vide du train avec Ron. Ils avaient vu sur la voie, et s'amusaient à regarder ceux qui approchaient, surtout les premières années qui paraissaient perdus.
Harry fut le premier à apercevoir Hermione, mais elle n'était pas seule. Elle se promenait au bras de Vicktor Krum, qui était de plus en plus un beau jeune homme. Harry et Ron les observaient en silence, stupéfait de les voir aussi proche. Les séparations du couple semblaient terriblement douloureuses. Hermione ne parvenait pas à cacher ses larmes, et le visage de Vicktor était énormément crispé. La scène des adieux se termina prématurément par un enfant qui reconnu Vicktor, l'excellent joueur de Quidditch.
La mort dans l'âme, Hermione monta dans le wagon, sachant qu'aucune intimité ne leur serait plus permise maintenant que l'amour de sa vie avait été découvert.
_ Harry, tu as bien vu ce que j'ai vu ?
_ Il me semble, Ron, il me semble.
Ils ne purent prononcer d'autres mots jusqu'à ce que la cause de leur trouble arriva dans leur compartiment.
Hermione était en pleurs, le corps entier convulsé par des sanglots qu'elle ne parvenait plus à dominer. Elle s'effondra sur la banquette et ne dit rien jusqu'au départ. Le silence était imposant, chargé de douleurs et d'hésitations.
Le train en avançant faisait un bruit qui parvenait à étouffer les sanglots d'Hermione. Elle resta ainsi plus d'une heure.
A un moment donné, Hermione, de sa main droite essaya les larmes sur ses joues, s'éclaircie la voix, puis osa enfin parler.
_ Je ne pensais pas que des adieux puissent être aussi difficiles. Le temps de pleurer est passé, il faut qu'on reprenne tout en main ! Cette année sera très dure.
_ Mais, Hermione, on n'a pas d'examens...
_ Ce n'est pas de cela que je veux parler ! Vous n'avez donc pas lus les journaux ?
_ Et biens... Non !
_ Pour vous résumer la situation, les sorciers ont enfin admis que Voldemort...
A ce nom, Ron fit une grimace
_ ... est de retour. Les actions des mangemorts sont de plus en plus fréquentes, et de plus en plus meurtrières.
_ Comment cela ce fait-il qu'on ne la sache pas ? S'étonna Harry.
_ Et bien, en y réfléchissant, il me semble que Papa et Maman n'achète plus la Gazette du Sorcier.
_ Ou bien alors elle ne vous l'a pas fait voir pour ne pas vous inquiéter. Le plus grave, c'est que les Détraqueurs sont repassés du coté de – Elle hésita, fit une grimace pour prononça – Voldemort. Ron, arrêtes tes singeries, un jour il faudra aussi que tu le dises. Je reprends. Actuellement, Azcaban n'est plus surveillé que par des sorciers. On est sure que bientôt il y aura beaucoup d'évasions. Et à ce moment, Voldemort aura retrouvé tous ces fidèles Mangemorts. Et beaucoup d'autres à qui il promettra la liberté pour s'unir avec lui.
_ Hermione, tu me fiches la chaire de poule avec ton scénario catastrophe!
_ Ron, si tu refuses d'y croire, tu peux, mais je crains qu'il se réalisera.

_ CHOCOLATS, CARAMELS, qui en veut ?
_ Harry ! La première bonne nouvelle de la journée ! Hermione, qu'est ce que tu veux ? Des chocogrenouilles ou des dragées surprises ?
_ Non, je n'est pas faim.
_ Hermione, c'est sérieux avec Victor ? Dit Harry avec un ton grave qui ne lui était pas coutumier.
_ Oui Harry, et je ne suis pas sure de pouvoir passer une année sans lui. Il faut que j'aille dans un autre compartiment. J'ai étais nommé préfette en chef cette année. Et toi, Ron, si tu es encore préfet, tu ferais bien de me suivre. Harry, on revient vite. Excuses-nous.
Ils partirent tous les deux, et Harry se retrouva seul. Il fit semblant de s'intéresser aux chocogrenouilles, mais cela ne dura qu'un temps. Il resta seul jusqu'à l'arrivée du Poudlard Express.
Les sombrals tiraient encore les carrosses, invisibles pour la plupart de personnes. Mais Harry, lui, les voyaient et maintenant les appréciait, il lui sembla même reconnaître celui qui l'avait emmené jusqu'à Londres. Il rentra dans la grande salle et s'assit à la table des griffondors, en prenant soin de réserver deux places pour ses amis qui n'avaient pas réussit à se libérer pour le rejoindre.
Lorsqu'il les revit, il se douta que quelque chose n'allait pas. Ils refusèrent de lui dire quoique ce soit, selon eux, ils le sauraient bientôt, même très bientôt.
Les professeurs entrèrent, le choixpeau magique fut installé sur une chaise. Tous n'attendaient plus qu'Hagrid et les nouveaux, pour qu'enfin la répartition puisse commencer.
Ils restaient deux places de libres à la tables des professeurs, celle d'Hagrid, et sans doute il manquait le professeur de défenses contre les forces du mal. Aucun enseignant n'aurait voulu de ce poste, réputé maudi.
De tous les professeurs, Harry évitait de regarder Rogue. Il savait qu'au moindre regard, une haine indescriptible et incontrôlable s'enflammerait. Il le tenait en grande partie responsable de la mort de son parain.
Un homme qui semblait être deux fois plus grand qu'une personne ordinaire entra dans la grande salle. Derrière lui suivait des très jeunes gens, timides, qui n'osaient pas avancer, qui n'osaient pas se mettre dans la lumière, sous le regard des autres.
Le professeur géant vint s'asseoir à la table des professeurs, et le professeur McGonagal, l'air plus solennel que jamais, s'approcha du choixpeau. Alors, à la surprise des plus jeunes, il se mis en mouvement, puis chanta :

Cette année encore
On me charge à tord
De vous répartir,
Mais sachez qu'avant de partir
Chacun dans votre maison
J'ai souvent raison.
Le temps l'a prouvé
Mais désormais
Plus que jamais
Il est temps de vous Unir,
D'en finir
Avec les conflits entre les maisons
Tous à l'unisson
Il faudra être
Pour qu'enfin on voit disparaître
L'ombre qui menasse
L'ombre qui saccage
L'ombre qui massacre
Qu'aussi jeune que vous soyez
Qu'un jour vous viviez
Sans peur ni haine
Et que les talents mélangés
Fassent que vous y arriviez.
Je ne suis qu'un chapeau vieux
Qui ne fait plus aucun envieux,
Mais la vérité je la connais
Et ensembles tous vous vaincrez.

Les élèves applaudir, mis à part les premières années qui ne se préoccupaient pas d'un discourt unitaire d'un vieux chapeau rapiécé, mais du sort qu'il leur était réservé. Il était coutume que les anciens élèves ne révèlent pas aux autres le moyen de répartition. Certaines rumeurs circulaient dans les rangs. Certain disaient qu'ils devraient affronter un grand sorcier en duel, d'autres qu'ils devraient donner de leur sang, prélever d'une manière à leur faire atrocement mal, pour la mettre dans une potion qui leur révélera leurs qualités, et ainsi leur maison.
La première élève, Adams, Aléa, fut envoyée devant le choixpeau. Même à plusieurs mètres, Harry vit qu'elle était toute tremblotante. Lorsqu'elle due s'asseoir, elle donnait plus l'impression de tomber que de faire cela d'un acte volontaire. Elle fut envoyée à Griffondor, puis applaudie par ceux-ci.
Lorsqu'il ne resta plus un élève à répartir, le professeur Dumbledor se leva. Il allait commencer son discourt annuel.
_ Chères élèves. Pour vous, une nouvelle année commence. Mais une ombre nous menasse. Comme vous le savez probablement tous, Voldemort est de retour...
Il y eu des murmures, indignés ou apeurés, mais le professeur fit comme s'il n'avait pas entendu puis continua.
_... J'ai été obligé de prendre quelques dispositions spéciales. Il sera strictement interdit à tous les élèves d'aller dans la forêt interdite, ou de s'en approcher à moins de dix mètres. Il est aussi interdit de s'aventurer dehors après huit heures, aucune excuse ne sera permise.
Sur ces mots, il fixa Harry. Il savait qu'une grande partie des interdictions lui était destiné, et qu'ils les avait toutes contourné l'année précédente.
_ Pour continuer, les matchs de Quidditch sont fortement compromis. Les professeurs et moi-même essayerons de rendre cette distraction possible, néanmoins, si un quelconque accident survint, le championnat sera immédiatement interrompu. De plus, il est obligatoire pour tous les joueurs d'avoir la présence d'un professeur lors des entraînements.
Comme pour appuyer ses propos, il passa son regard sur les autres enseignants, puis son regard tomba sur la chaise restée vide.
_ J'oubliais, ne vous fier pas à la place restée vacante. Le professeur qui l'occupera vient de très loin, et ne connais pas beaucoup les environs. Il a sans doute un retard, mais il sera présent demain pour assurer ses cours.
Les élèves s'impatientaient, leur estomac creux criait famine. Alors, le professeur dit une phrase qui semblait magique :
_ Que le banquait commence !
Tous se mirent à dévorer, à discuter des nouvelles interdictions. Mais rien ne pouvait empêcher Harry d'être content d'être de retour à Poudlard.
Dès la fin du repas, les préfets et les préfets en chef durent emmener les élèves de leurs maison dans leur dortoirs. Harry s'amusait beaucoup à regarder les premières années, très intrigués qui faisaient une découverte à chaque pas. Harry observa principalement Aléa Adams, la première élève appelée. D'après ce qu'Harry pouvait en dire, ses parents devaient être des Moldus. Elle était stupéfaite de voir que les tableaux parlaient, leur adresser des mots de bienvenue.
Lorsque Harry fut enfin dans sa salle commune, et qu'il eu retrouvé Ron entouré d'une marrés de nains, ils montèrent dans leurs dortoirs qu'ils occupaient depuis leur première année. Leurs valisent les attendaient déjà. Harry sauta dans son lit, puis s'endormis rapidement. Ses rêves étaient, pour une fois, dépourvus de tous cauchemars.
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# Posté le lundi 25 juin 2007 16:11

Harry Potter et ce qu'il ne saura jamais - Chapitre 4

IV : Mortlake


Le lendemain matin à l'heure du petit déjeuné, la grande salle était remplie de jeunes gens surexcités de faire leur première heure de cours. Certains, comme Hermione, étaient impatients, d'autres, comme Néville, la redoutait.
La danse des chouettes entrant pour donner le courrier apporta beaucoup de lettres, des affaires oubliés, et des journaux. Il n'était plus rare que des élèves se fassent livrer le journal le matin. Hermione ouvrit le sien et se plongea dedans. Elle n'en ressortit que lorsque les emplois de temps arrivèrent, juste avant de se rendre en classe. Hermione n'avait pas beaucoup de cours en commun avec ses deux amis à causes des diverses options qu'ils n'avaient pas en communs, seulement ceux de défenses contre les forces du mal, de métamorphose et d'histoire de la magie.
Le premier cours de la journée pour tous les sixième année de Griffondor était la défense contre les forces du mal.
_ Harry ! Dit Ron plein d'espoir, comme le nouveau professeur n'est pas encore arrivé, peut être qu'on va commencer par une demi-matinée de libre ! Comme ça, on pourrait aller sur le terrain de Quidditch.
_ Ron, ne rêve pas trop ! Si c'était le cas, je suis persuadé qu'un autre professeur serait ravi de nous voir quelques heures plus tôt.
_ C'est peut être la malédiction des professeurs de défense contre les forces du mal ?
_ Les garçons, plutôt que de parler pour ne rien dire, il faudrait peut être aller en cours !
_ Mais, le professeur n'est pas là !
_ Ce n'est pas une raison ! S'il arrive, il vaut mieux être présent, surtout que Ron et moi somme préfets !
_ Ah ! Oui, j'oubliais Percy... Euh, non, Hermione.
_ Ron, ne te moque pas, et regarde, il n'y a plus que nous maintenant, tout le monde est partit.
_ Le cours commence dans trois minutes, cela nous laisse le temps !
_ Et le temps d'y aller, tu n'en prends pas compte ?
Hermione les bouscula, mais elle avait raisons. Les embouteillages de premières années se succédaient dans les couloirs. Dans un trafique normale, il ne fallait pas plus d'une minute pour se rendre dans la salle, mais les trois qu'il avait ne leur suffirent pas. C'est ainsi qu'il arrivèrent en retard à leur tout premier cours de l'année.
Il s'en aperçurent au couloir vide devant leur porte. Timidement, Hermione frappa à la porte. Une voix leur dit d'entrer.
Un homme se tenait face aux élèves. Il n'avait rien à voir avec les autres professeurs : il était beaucoup plus jeune, et son allure était très différente. Il n'était pas habillé avec une robe de sorcier, mais par des vêtements parfaitement Moldu : un tee-shirt avec un jean usé. Ce qui contrasté le plus, c'était son visage. Il n'avait pas dû voir un rasoir depuis plusieurs jours, sans pour autant porter la barbe, et surtout ses cheveux étaient blancs comme une hermine, longs jusqu'aux épaules, et avec deux mèches tressées. Il semblait plutôt sortit d'un groupe de rock le lendemain d'un concert épuisant, qu'être le seul professeur à avoir accepté ce poste.
Il se tenait droit à l'autre bout de la salle, prés à bondir sur les nouveaux arrivants.
S'il était aussi froid que la couleur de ses cheveux, Rogue aurait un concurrent sérieux, pensa Harry.
L'homme semblait s'amuser à laisser planté les retardataires. Dans la classe un silence parfait régné, tout le monde se regardait, se demandant attentivement ce qui allait se passer. Le seigneur des lieux se décida enfin à rompre le silence.
_ Pourquoi êtes-vous en retard ?
_ On pensait que vous n'étiez pas déjà arrivé. Pour s'excuser Hermione ne trouva rien de mieux à dire.
_ Contrairement à vous, je m'arrange pour être A L'HEURE à mes cours ! Même après avoir passé plus de dix jours à voyager, je suis à L'HEURE !
_ Excusez-nous monsieur, mais...
_ Ca suffit ! Je vous ai déjà donné l'occasion de parler, c'était le moment où le faire. Il me semble que vous avez déjà assez de retard dans cette matière pour se permettre de perdre encore du temps pour des retards. D'après ce que je sais, mes prédécesseurs n'étaient pas forcément compétents. Un au service de Vous-savez-Qui, un qui aurait mieux fait de faire de la littérature magique, un loup-garou, un imposteur et une bureaucrate du ministère. Avec ce bon palmarès, je ne sais pas si vous imaginez clairement le retard que vous avez accumulé.
Il regarda Harry, Ron et Hermione. Ils n'avaient pas bougés, surpris pas le comportement du professeur. Mais Harry resté figé : la violence s'accumulé en lui, il ne pouvait pas permettre que quelqu'un dise du mal du professeur Lupin. Il était de loin le meilleur professeur qu'il avait eu, et il le considérait comme un ami, et c'était la dernière personne que le rapproché de son parrain, donc du groupe des Maraudeurs. Mais pour une fois, Harry parvint à se contrôler. Il s'était assez fait remarqué pour sa première journée de cours.
Harry alla s'asseoir, puis suivit distraitement le cours. Il lui sembla qu'il durait une éternité. Lorsque le cours fut finit, il était content de pouvoir enfin quitter cette salle, mais cela ne se passa pas comme prévu.
Il allait partir lorsque le professeur le rappela. Dans la pièce, il ne restait plus que lui et ses deux amis.
_ J'espère pour vous que ce retard n'est qu'occasionnel. Néanmoins, je suis dans l'obligation de vous enlever des points.
Les jeunes gens ne savaient pas quoi faire. Rester dans le silence et se laisser enlever des points sans protester, ou répondre et risque de se faire rembarrer. Harry, hésitant, se décida à se défendre.
_ Ce n'est pas totalement notre faute, monsieur. Il y avait beaucoup de monde dans les couloirs et on a étaient gênés.
_ C'est tout ?
_ Et bien, oui. C'est vrai qu'on était peut-être parti de la grande salle un peu tard, mais sans les premières années on serait arrivé avant.
_ Je veux bien admettre que ce n'est pas totalement à cause de vous. Sachez que la ponctualité est l'une des choses à laquelle j'accorde beaucoup d'importance. Cela peut sembler bizarre comme cela, mais vous serez sans doute surpris, jeunes gens, que beaucoup de sorciers ont disparus parce qu'ils n'étaient jamais à l'heure. Le jour où ils sont en retard personne ne s'inquiète. Le temps de se mettre à leur recherche, c'est trop tard. Vous comprenez ?
_ Je ne vois pas ce qui pourrait nous arriver ici.
_ Vous vous trompez ! C'est lorsque l'on se croit le plus en sécurité que l'on est le plus vulnérable. Vous baissez votre garde et c'est le moment que choisira votre adversaire. Il me semble, monsieur Potter, que le Seigneur Noir vous a déjà manipulé dans votre sommeil. Il est primordial pour vous de savoir que vous ne serez nul part tranquille tant que cette menace sera présente. Et vous ne devez compter sur personne.
Il regarda Ron et Hermione d'un regard dénigreur qui ne plus pas à Harry.
_ Ne regardez pas mes amis ainsi ! Vous ne les connaissez pas et je ne vous autorise pas à les critiquer.
_ C'est bien, monsieur Potter. Vous avez un fort sens de l'amitié. Mais l'amitié se brise et se déchire. C'est aussi une faiblesse et un moyen de chantage très efficace.
Il s'approcha de la porte.
_ Vous pouvez y aller. Je ne voudrai pas que vous soyez en retard à votre prochain cour.

Le cours suivant était celui d'histoire de la magie avec le professeur Binns, le seul fantôme enseignant, qui donnait des cours ennuyeux à en mourir.
Comme d'habitude, toute la classe, à l'exception d'Hermione, était plongée dans un demi-sommeil. Lorsque le professeur annonça un exposé d'un mètre sur le sujet qu'ils avaient à faire, Harry ignorait de quoi il s'agissait.
Il apprit par la suite qu'il s'agissait d'un devoir sur les sorciers de NorthOcean, les premiers sorciers de l'histoire de la magie qui avaient existé.
Son devoir lui importait peu. Ce qui occupait le plus son esprit était la formation de l'équipe de Quidditch. L'année passée n'avait pas était très bonne, Harry et les jumeaux Weasley avaient étaient interdit de matchs. L'année qui commençait ne serait pas plus évidente pour eux : la plus part des joueurs étaient partis, il ne restait plus qu'Harry, Ron et Ginny. Harry se décida à sélectionner les futurs joueurs le samedi même, pour avoir le temps d'entraîner son équipe avant le premier match.
Ses heures libres, il les passait avec Ron à essayer de trouver un moyen pour qu'un professeur les surveille, comme Dumbledor l'avait exigé. Le premier qui leur vint à l'esprit fut Hagrid. Le mardi peu avant le couvre feu, ils allèrent lui rendre visite.
_ Harry ! Je suis heureux de te revoir !
_ Nous aussi, Hagrid ! C'est vraiment dommage qu'on ait plus de soins aux créatures magiques cette année.
_ Harry, occupe-toi plutôt de ta formation d'Auror. Je ne pense pas que tu sois venu ici rien que pour me dire ça. Quel bon vent vous amène ?
Il leur tendit une boite pleine de gâteaux, très dure et pratiquement immangeables pour un être humain normal. Mais ils ne pouvaient pas refuser, ils avaient besoins de leur faire plaisir à cause de ce qu'ils allaient lui demander.
_ Hagrid, nous avons une faveur à vous demander. Accepteriez-vous de nous surveiller lors du notre premier entraînement de Quidditch samedi prochain ?
Avec l'expression qu'Agrid faisait, ils se doutaient que la réponse serait négative.
_ J'aimerai, croyez le bien, mais c'est impossible. Je ne suis pas censé me servir de la magie, je ne vous serais d'aucune utilité s'il vous arrivait quelque chose.
_ Ce n'est pas grave, Hagrid. On trouvera bien un autre professeur, dit Harry, très dépité, mais il ne voulais pas que son ami soit aussi triste que lui.
Harry prit quelques secondes pour réfléchir, puis continua.
_ Pensez-vous que le professeur MacGonagal accepterait ? Demanda-t-il avec espoir.
_ Vous n'avez vraiment pas de chance, mes enfants. Elle a était convoqué au ministère. Un nouveau problème qu'il faudra gérer...
_ Que se passe-t-il, Hagrid ?
_ Vous savez que normalement je n'ai pas le droit de vous en parler. Mais si c'est sérieux, vous le saurez bientôt.
Il marqua une pause, choisit les bons mots à utiliser.
_ D'après certaines rumeurs, un groupe de Moldus font des recherches sur le monde des sorciers. Ils enquêtent, et selon cette même rumeur, ils seraient sur le point de nous découvrir.
Harry fut stupéfait d'entendre cela.
_ Mais... C'est impossible, Hagrid. Le ministère sait bien nous protéger, ils utilisent des sorts d'amnésie, plusieurs lieux sont incartable et il y a le sortilège de fidélitas.
_ Ce n'est pas suffisant. Ils ont trouvé un moyen pour contourner le sortilège d'amnésie, mais nous l'ignorons. Qu'est-ce que je vous raconte encore ? Ce n'est pas le moment de vous ennuyer avec ça, vous n'êtes pas concernée. Vous feriez mieux de rentrer, c'est bientôt l'heure de l'extinction des feux.
Déçu, Harry s'apprêta à sortir, quand Hagrid les rappela.
_ Je vais essayer de m'arranger pour votre problème de surveillance de l'entraînement de Quidditch, venez samedi à huit heures.
Ils rentrèrent au château, moyennement rassurés à cause de l'entraînement incertain et le groupe de Moldus qui s'attaquait à leur monde.
En chemin, ils croisèrent le professeur Mortlake qui sortait du château.
_ Tiens tiens, mes retardataires de lundi ! Dépêchez-vous, c'est bientôt le couvre feu.
_ C'est ce que nous faisons, monsieur.
_ C'est bien. Bonne soirée, révisez bien, il se peut qu'il y ai une petite interrogation. Prévenez les autres.
Et puis il s'éloigna d'un pas rapide en direction du parc.
Ils rentrèrent dans le hall d'entrée, ou plusieurs élèves, en particulier des filles, discutaient.
_ T'as raison, Josie, il est trop bien le prof ! Et t'a remarqué, il a les yeux de couleurs différentes !
_ Harry, tu viens ? Arrête de rêvasser, il faut qu'on rentre !
Ils partirent. Dans les escaliers, Harry fit part à Ron de la discutions qu'il avait entendu.
_ Harry, c'est normale ! C'est le prof le plus jeune !
_ Il faut bien être une fille pour savoir qu'il a des yeux de couleurs déférentes. Ha ! Les filles...
Le visage de Ron s'éclaira.
_ J'ai une idée ! On va voir si Hermione s'en est aperçu.
Ils arrivèrent dans leur salle commune, où Hermione faisait des recherches dans une montagne de livres.
_ Hermione, Ron et moi, on a une question pour toi. Est-ce que tu savait que Mortlake avait des yeux...
_ Un ½il bleu et un ½il vert, je sais, c'est la première chose que j'ai remarqué chez lui.
_ Merci, on te laisse travailler. Tu viens, Ron ?
Il l'éloigna, de façon à ne pas être entendu d'Hermione, et pouffèrent de rire.
_ T'as bien vu, toutes les filles sont pas de tout pareilles que nous ! Moi, la première chose que j'ai vu chez lui, c'est qu'il ne fallait jamais être en retard !
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# Posté le jeudi 12 juillet 2007 09:57

Harry Potter et ce qu'il ne saura jamais - Chapitre 5

V : L'équipe de Quidditch rouge et or.


La semaine passa plus ou moins rapidement pour les sixièmes années de Griffondor. Elle s'était globalement bien passée, mis à part des remarques assassines du professeur Rogue lors de son cours. Mais Harry ne les écoutaient plus, à dire vrai il n'avait strictement rien écouté du cours, et s'était contenté de faire la potion inscrite sur le tableau. Ce qu'il évitait par dessus tout, c'était de regarder Rogue, de peur d'avoir une envie irrésistible de lui sauter à la gorge.
Pendant toute la semaine, il avait placardé sur tous les murs de la salle commune de Griffondor que les essais pour l'équipe de Quidditch auraient lieu le samedi matin, à huit heure.
Au petit déjeuné précédent la sélection, Harry était très nerveux. Il avait peur qu'aucun professeur ne veuille les surveiller, et qu'il soit obligé de dire aux élèves rassemblés que tout était annulé.
Pour combattre son stresse, il se rendit un quart d'heure avant sur le terrain de Quidditch avec son ami Ron. Hermione préférait rester au château pour faire son devoir d'histoire de la magie.
Il commença par prendre son balai et fit quelques tours de terrains pour s'échauffer, et reprendre l'habitude de voler sur un vrai terrain. Il savait qu'il n'avait pas forcement le droit, mais l'interdiction visait seulement à suspendre les entraînements non surveillés, et dans son cas, ce n'en était pas un, c'était une détente.
Les premiers élèves arrivèrent alors qu'il était en train de faire une chandelle. Lorsqu'il les vit, il alla se poser au sol tout prés d'eux.
Les élèves, surtout les premières années venues pour regarder, applaudirent à ce qu'il avait fait.
Harry, très gêné, fit comme s'il n'avait rien entendu, et prit la parole.
_ Très bien ! Je vois que vous êtes venus nombreux. C'est très bien ! J'espère que parmi vous se cache des joueurs exceptionnels qui viendront faire parti de l'équipe ! Pour vous départager, je vais vous faire subir plusieurs épreuves. Les meilleurs serons acceptés dans l'équipe, qui compte pour l'instant un gardien, un attrapeur et une poursuiveuse. Etes-vous prêts à donner le meilleur de vous ?
_ Oui ! S'exclama une vingtaine de voix qui ne faisait plus qu'une.
_ Parfait ! Nous n'attendons plus que le professeur qui sera présent lors de notre premier entraînement.
_ Harry, tu sais qui c'est ? Demanda Ginny qui venait de les rejoindre.
_ Je n'en ai aucune idée !
_ Et bien moi, oui ! L'informa Ron. Il regardait en direction de la forêt interdite, d'où sortait un homme aux longs cheveux blanc.
Mortlake s'approcha d'eux. Plus il s'approchait, plus il avait l'air mécontent.
_ Bon, on m'a demandé de vous surveiller. Je vais le faire, mais sachez que je préférerai être n'importe où ailleurs, alors ne vous occupez pas de moi, et faites ce que vous avez à faire. Je repars à dix heures et demis, alors tachez de ne pas perdre de temps.
Et puis il s'éloigna, s'installa à l'écart dans les gradins.
Tous étaient stupéfait de l'attitude de leur professeur. S'il ne voulait pas être ici, pourquoi avait-il accepté de les surveiller ?
_ Et bien, on va commencer ! Déclara Harry. Ceux qui veulent postuler pour être poursuiveur, allez avec Ron, et ceux qui veulent être batteurs, aller avec Ginny. Je me déplacerai parmi vous pour faire une première sélection.
Tous s'exécutèrent. Ron, qui s'était entraîné à dégager des buts durant les vacances, lançait des balles de tennis pour voir ceux qui étaient en mesure de les rattraper, alors que Ginny avait libéré deux cogneurs sur les élèves qu'elle dirigeait, prête à lancer un sort d'immobilisation sur les cogneurs en cas de dangers sur un élève.
Les résultats n'étaient pas très bons. D'abord, il y avait un gros souci matériel : la grande majorité des élèves avaient les balais de l'école, qui seraient nettement insuffisants lors des matchs. Mais bien plus que les difficultés matérielles, c'était les élèves qui présentaient les plus grands problèmes. Harry, passant d'un groupe à l'autre, se demandait comment il ferait pour trouver rien qu'un élève digne d'entrer dans l'équipe.
La sélection frisa le cahot : un élève de troisième année avait faillit être assommé par le propre cognard qu'il avait envoyé. Sans Ginny, il aurait eu le droit à la visite de l'infirmerie. Chez Ron, cela n'allait pas forcément mieux, au point qu'Harry demanda à un élève de se mettre au-dessous de l'air de jeux afin de ramasser les balles tombées.
Harry, déçu, décida d'arrêter le supplice pour les élèves qui, visiblement, étaient venus plus en touristes qu'en réels postulants. Son premier tri effectué, il ne lui restait plus que huit élèves. Plutôt que de devoir choisir les meilleurs, Harry se dit qu'il allait trouver parmi eux les moins pires, mais une surprise l'attendait.
Les élèves devaient faire un mimi match à quatre contre quatre, sans le vif d'or. Dans les premières minutes, Harry réussit à trouver une jeune élève qui pourrait prendre le rôle de poursuiveuse. Elle s'appelait Blanche, et elle était en deuxième année. Dans son jeu, on pouvait voir qu'elle avait de bonnes capacités et elle avait déjà progressée.
Lorsque Harry lui annonça qu'elle était prise, un drame faillit se passer. Tout le monde regardait la nouvelle équipière, mais plus personne ne surveillait les cognards. L'un d'eux fusa vers un élève. A sa vitesse, personne ne pouvait rien faire, et un accident inévitable aurait lieu. C'est alors que l'élève effectua une man½uvre, il fit la tactique du lémurien puis avant qu'il n'ait le temps de se redresser, il partit en chandelle, laissant le cognard sur place. C'était une figure qui demandait beaucoup d'expérience pour pouvoir être faite.
Harry l'accepta également dans l'équipe. Mais il restait que très peu de temps pour choisir les deux élèves manquants. Il observa les postulants, mais il n'arrivait pas à faire son choix. Ils ne jouaient pas très bien, donc le rôle d'Harry était de trouver celui qui progresserai le plus rapidement
A dix heures et demi précise, le professeur Mortlake descendit de son perchoir pour annoncer que c'était fini. Puis il repartit en direction du château. Harry fut pris de court, il n'avait pas fini sa sélection.
_ Merci d'être venu, dit-il aux différant joueurs. Je donnerai la liste complète des joueurs ce soir. Pour l'instant, dans l'équipe il y a Ron, Ginny, Blanche, moi, et...
_ Je m'appelle Louan.
A l'annonce de ce nom peu commun, Ron ne pu s'empêcher de sourire jusqu'aux oreilles.
_ Mais rigolez pas ! C'est breton ! Ca veux dire lumière.
_ Bienvenue ! En espérant que tu nous apporte ta lumière !
Sans préavis, tout le monde rit de bon c½ur.

L'après midi, Harry réfléchit à la composition de son équipe, Ron l'aida, et Hermione était toujours plongée dans son devoir d'histoire de la magie. Elle n'avait pas levé le nez de ses livres de toute la journée, et s'arrêtait ponctuellement pour pousser des soupirs.
Ce n'était que peux avant le repas du soir que Harry afficha la liste des membres de la grande équipe de Quidditch de Griffondor, soit Ginny, Ron, Harry, Blanche, Louan, Bryan, un élève de cinquième année qui n'était pas très bon mais qui voulait réussir, et Prune qui était en quatrième année.
Lors du repas du soir, tous les élèves de Griffondor applaudirent l'équipe nouvellement formée. Mais derrière cela se cachait une crainte de perdre la coupe.
Hermione, elle, était toujours perdu dans ses livres. Elle mangeait sans trop d'attention, puis retourna dans la salle commune. Elle ne fit même pas attention aux garçons qui se dirigèrent vers la grande porte alors qu'ils auraient dû rentrer dans leurs dortoirs.
Pendant le repas, Harry et Ron avaient décidés d'aller remercier Hagrid de leur avoir trouvé un professeur pour assister à leur premier entraînement.
En descendant vers la cabane du parc de Poudlard, Harry eu l'impression d'être observé. Il ne prit pas garde à son sentiment, et se dépêcha d'aller frapper à la porte. Hagrid mis plus de temps qu'à son habitude pour ouvrir.
_ Bonjour jeune gens ! Que me vaut le plaisir de votre visite ? Avez-vous un autre service à me demander ?
_ Non, Hagrid ! Répondit Harry. Si nous sommes là, c'est bien pour le contraire ! Nous venons vous remercier de ce que vous avez fait pour nous.
_ Ce n'était rien ! J'ai juste demandé au professeur Mortlake un service qu'il me devait.
_ Et bien, ça doit être un grand service que tu lui rends Hagrid !
_ Ron, pourquoi dis-tu cela ?
_ Et bien... Il hésita, mais Harry pris la suite.
_ Il donne l'impression de nous détester.
_ Mais non les enfants ! Qu'est ce qui vous fait dire cela ?
_ Lundi, il n'a pas arrêté de nous faire des reproches.
_ Et pourquoi vous en a t'il fait ?
Harry, sans oser l'avouer, dû reconnaître que Hagrid avait raison. S'ils n'étaient pas arrivés en retard à leur premier cours de défenses contre les forces du mal, rien de tout cela ne serait arrivé.
Ils passèrent quelque temps ensemble à discuter de la première semaine qui allait s'achever. Harry et Ron n'avaient pas encore repris le rythme du travail, alors qu'Hermione s'acharnait dans ses livres. Ils parlèrent aussi des animaux de la Forêt Interdite, en particulier des Sombrals.
Quelques minutes à peine avant le couvre feu, ils décidèrent de quitter leur ami pour rentrer dans le château.

# Posté le vendredi 03 août 2007 16:05

Harry Potter et ce qu'il ne saura jamais - Chapitre 6

VI : Au loup !

Ils se dirigèrent rapidement vers le château. Mais un événement imprévu allait les empêcher.
Ils passèrent prés des arbres devant l'entrée du château, quand il entendirent des bruits étranges.
_ Harry, c'est quoi ? demanda Ron, le voix légèrement tremblante.
_ Ce n'est rien, sans doute des petits animaux. Viens, on se dépêche de rentrer.
Ils allaient continuer leur chemin lorsqu'ils furent arrêtés par quelque chose de massif qui venait dans leur direction.
Goyle.
Derrière lui se tenait Malefoy. Ils avaient attendu patiemment que Ron et Harry quittent Hagrid pour « discuter » avec eux.
_ Potter, t'aurais mieux fait de te dépêcher ! Maintenant, t'es à moi !
_ Malefoy, pour se cacher derrière un arbre, il n'y a que TOI, n'est ce pas, la FOUINE. Tu as retrouvé ton instinct animal ?
Les deux jeunes gens se regardés, prêt à se battre. Leurs regards exprimaient une haine totale, leurs visages se crispaient de plus en plus, leurs corps entiers étaient prés à attaquer et leurs mains tenaient fermement leur baguette magique. Au premier geste un duel se déclencherait, peut être meurtrier, sans aucun doute très violent.
_ Tu vas me payer ce que t'as fait à mon père, saint Potter. Je vais t'envoyer rejoindre tes parents !
_ Qu'as tu, Malefoy, t'es triste de me plus voir papa tous les soirs ? Azcaban, c'est bien là-bas qu'il est ? Si tu veux pleurer ton petit papa chéri, te gène surtout pas ! Je dois avoir un mouchoir quelque part.
Harry n'avait que les mots et sa baguette pour se défendre. Face à la haine qu'il éprouvait pour Drago Malefoy, Ron ne pouvait rien y faire. Goyle non plus.
En un instant leurs regards enflammés allaient exploser.
Ron crus voir les extrémités des baguettes rougir, comme si même elles étaient pressées d'en finir.
Harry étudié les moindres mouvements de son adversaires, mais il était trop tard lorsqu'il compris qu'il avait perdu : Malefoy avait déjà pointé sa baguette et ses lèvres murmurèrent quelque chose d'indistinct. Sans doute une formule interdite.
Harry vit un éclair de couleur sortir de la baguette de son ennemi. C'était trop tard. Il ne pouvait plus rien faire. Il allait prendre l'éclair en pleine poitrine...
_ CRAC !
Un oiseau s'interposa entre les deux ennemis. Fumsec. Il reçut l'éclair de plein fouet, et tomba. Mort.
Harry ne pris pas le temps de réfléchir et s'enfuit en direction de la forêt interdite, emportant son ami avec lui. Ils coururent le plus vite possible, échappant aux éclairs qui les frôlaient. Malefoy les suivaient.
La forêt interdite n'était plus qu'à quelques dizaines de mètres d'eux, mais tout comme elle pouvait leur apporter de l'aide, elle pouvait aussi être beaucoup plus dangereuse.
Ils n'étaient plus qu'à quelques mètres de la lisière de la forêt qu'ils s'arrêtèrent. Le danger devant eux pouvait être aussi dangereux que celui de derrière.
Une dizaine de loups se tenaient devant eux, les babines retroussés, les longs crocs visibles.
Malefoy les suivait de prés, il s'immobilisa devant le danger.
Les loups en quelques secondes les encerclèrent. Malefoy en lâcha sa baguette de terreur. Les loups tout autour d'eux ne cesser de se rapprocher, centimètres par centimètres, pas par pas. Les oreilles baissées, ils attendaient d'être assez proche de leurs proies pour pouvoir leur sauter à la gorge. Ils attendaient d'être assez prés pour ne pas rater leur assaut. Rien ne pouvait plus les empêcher d'attaquer. De plus en plus proches, de plus en plus nombreux.
Tout semblait perdu pour eux, à moins qu'un miracle n'arrive. Et c'est ce qui arriva.
Un autre loup, beaucoup plus grand et entièrement blanc arriva. Même pour des ignorants en matière de loup, tous comprirent qu'il s'agissait du dominant. Il se mit entre les enfants et les autres loups, puis émis un grognement. Aussitôt, les autres se soumirent, laissant leurs proies sans surveillance. Sans chercher à comprendre ce qu'il venait de se passer, Harry et Ron se mirent à courir jusqu'au château. Au loin, ils entendirent Malefoy crier : les loups ne l'avaient pas laisser partir aussi facilement qu'eux.
L'heure du couvre feux était passé depuis quelque temps déjà et rester longtemps en dehors de leur salle commune les exposés à une retenue. En faisant le moins de bruit possible, ils regagnèrent leur dortoir. En passant par la salle commune, ils comprirent qu'ils ne devaient pas révéler ce qu'ils leur étaient arrivés. Le regard assassin d'Hermione les en dissuada. Pour elle, le fait qu'ils avaient faillit se faire tuer deux fois était beaucoup moins grave que d'être en retard et de ne pas avoir commencer leurs exercices. Se plaindre à elle alors qu'elle avait était déconnecté du monde réel toute la journée à être plongée dans ses livres était quelque chose de totalement inutile, selon elle, ce serait eux qui étaient en faute. Et dire ce qu'il venait de se passer aux professeurs leur vaudrait une retenue : ils avaient étaient la nuit dehors, et en plus à quelques pas de la forêt interdite !
Ils montèrent se coucher, et pour ne pas attirer l'attention des autres garçons de leur chambres, ils s'endormirent sans discuter.
Le lendemain matin, Ron le réveilla.
_ Allez, Harry, lève-toi ! Il est bientôt neuf heure !
_ Ron, c'est bon, on a le temps ! On a rien à faire, aujourd'hui !
_ Rien à faire, tu crois ça ? Il avait le regard paniqué. Je viens de voir Hermione, et elle m'a rappelée qu'on avait un devoir d'histoire de la magie pour demain ! Elle a passé des jours dessus, et elle refuse de nous aider !
_ De quoi ? s'étonna Harry.
_ Je viens de la voir, et elle m'a dit qu'elle refusait de nous aider, qu'on aurait eu cent fois le temps de le faire, et que si nous n'avions pas fait cette stupide équipe de Quidditch, on aurait eu le temps de le faire.
_ Elle a dit ça ?
_ Oui, et bien plus encore ! Crois moi, elle est furieuse contre nous !On a intérêt d'avoir une bonne note pour qu'elle nous le pardonne.
_ On va passer à la bibliothèque et puis c'est tout, il n'y a pas de quoi s'en faire. Tu viens, on va manger.
Ils allèrent à la grande salle, mais ne virent pas Hermione. Ils mangèrent rapidement, puis se dirigèrent vers la bibliothèque. Beaucoup d'élèves étaient déjà là, à la recherche de livres. Plutôt que de chercher par eux même, ils allèrent voir madame Pince pour qu'elle leurs dise où trouver ce qu'ils cherchaient. Elle était au-dessus d'un bureau, et semblait prête à bondir au moindre écart de conduite d'un élève.
Elle regardait les deux garçons s'approcher d'elle d'un mauvais ½il. La femme paraissait deux fois plus grande qu'elle ne l'était réellement, tellement elle se dressait pour effarer les élèves qui osaient la déranger.
Sans grande conviction, Ron entama la conversation.
_ Excuser-nous, madame, on aimerait savoir où trouver des renseignements sur les sorciers de NorthOcean.
_ Bien voyons, jeunes gens, se moqua t elle. Vous pensez donc être les seuls dans votre cas ? Sachez que tous les livres qui en faisaient rien qu'une toute petite allusion ont tous étaient empruntés.
_ Vous êtes sure, madame ? Il faut qu'on rende un devoir sur eux pour demain et...
_ Ca suffit ! Laissez moi travailler. Il n'y a rien pour vous ici. La seule chose que vous pouvez faire c'est d'attendre qu'un autre élève rende ce qu'il a emprunté.
Harry, qui n'avait pas oser parler se décida à rompre son silence.
_ Allez, viens Ron, on n'a plus rien à faire ici.
Ils quittèrent la bibliothèque pour rejoindre leur salle commune. Si Hermione refusait de les aider, elle accepterait sûrement de prêter ses documents.
Ils la virent bien dans la salle commune, et un unique livre entre les mains. Dès qu'ils arrivèrent, ils lui parlèrent du problème qu'ils rencontraient pour trouver des informations. Comme elle l'avait déjà fait avec Ron, elle s'énerva dès ses premiers mots.
_ Vous êtes vraiment inconscients ! C'est cette année qu'on prépare nos ASPIC ! L'année prochaine se sera trop tard pour se mettre à travailler ! Vous êtes vraiment encore plus immature que je ne le craignais ! Attendre le dernier jour pour faire un devoir avec ce sujet là ! Ce n'est même plus être immature, c'est être inconscient ! J'ai passé ma semaine à vous prévenir, et qu'est ce que vous avez fait ? Vous avez passé votre temps à trouver une équipe pour jouer à la baballe. Vous êtes futiles, mes pauvres petits ! Et ne pensez pas une seule seconde que je vais vous aider ! En TRAVAILLANT, si vous savez ce que ça veut dire, vous l'auriez finit depuis longtemps !
_ Ne t'inquiète pas, Hermione, on ne veut pas que tu nous donnes ton travail, tu t'es donné beaucoup de mal pour le faire et nous le comprenons, ce qu'on veut, c'est juste un livre ou deux.
Ce que venait de dire Harry le rassura plus ou moins, mais elle était devenue beaucoup moins agressive, presque comme si elle était devenue compréhensive.
_ Et bien vous n'avez pas de chance ! Je viens de prêter mes livres à Neville. Il me les rendra dans la soirée. Je vous les passerais ensuite.
_ Mais on va passer notre nuit dessus !
_ Ce toute façon, c'est ça ou rien ! Maintenant, laisser moi travailler, je n'ai pas encore finit.
Sa voix était ferme. Elle ne voulait surtout pas être dérangée. Les garçons s'installèrent à l'écart pour discuter entre eux.
_ Harry, qu'est ce qu'on fait ? On va tout de même pas attendre que Neville vienne rendre le livre !
_ Et bien, oui ! Je voulais passer par la cabane d'Hagrid pour lui poser quelques questions. Tu viens avec moi ?
_ Un peu, oui ! J'ai envie de profiter d'une de ces dernières journée de beau temps !

Il allèrent voir Hagrid. Il n'était pas seul, mais avec un autre professeur : Mortlake. Dès qu'ils virent qu'il y avait de la visite, ils arrêtèrent aussitôt de parler, surpris de voir du monde. Ensemble, ils avaient plus l'air de deux enfants en train de préparer un mauvais coup que deux enseignants d'un des meilleurs collèges de sorcellerie.
Harry voulait voir Hagrid pour lui parler du professeur Mortlake, mais comme il était juste en face de lui, cela paraissait compromis. Ron, lui, ignorait le but de la visite et il ne s'aperçut pas du changement d'attitude de son ami.
Comme toujours, Hagrid leurs proposa des gâteaux dure à se casser les dents dessus, et comme toujours, ils n'arrivaient pas à refuser. Ils en prirent un chacun, pour lui faire plaisir. Harry et Ron eurent des yeux rond lorsqu'il virent le professeur Mortlake en prendre plusieurs. Il ne devait pas venir souvent chez Hagrid, ou alors c'était un malade mental !
Les deux amis commençaient à casser des petits bouts de gâteaux pour pouvoir les avaler sans se faire atrocement mal à l'estomac, Hagrid les interrogea sur le but de leur visite. Le professeur Mortlake, confortablement installé sur un fauteuil ne donnait pas l'air de vouloir partir, ce qui gênait Harry. Il dut alors trouver un sujet de remplacement, et il dit le première chose qui lui passa par le tête.
_ Et bien... nous avons pour demain un devoir sur les sorciers de NorthOcean, mais nous ne savons rien d'eux, et tous les livres qui en parlent ont disparus.
L'autre professeur, qui n'avait pas bougé depuis le depuis de la rencontre, commerça alors à parler.
_ C'est normal, vous vous y prenez un peu tard, non ?
Et c'était pour faire cette remarque qui de sa voix sonnait comme un reproche.
Harry commençait à rougir. Il ne venait pas chez son ami pour se faire réprimander par un visiteur.
_ Mais ce n'est pas tout à fait de votre faute, ce vieil entêté de professeur Binns n'a pas réussi de s'empêcher la tentation de donner ce devoir à tous les élèves. Ce doit être une nouvelle mode.
Et ce qu'il dit ensuite étonna les élèves au plus profond d'eux même :
_ Je connais bien ces sorciers, si vous voulez je peux vous aider pour votre devoir.
_ Pourquoi feriez-vous cela ?
_ C'est juste une petite vengeance. Il m'a provoqué, à moi de faire pareil, et comme ça nous serons quittes. Et surtout, n'hésitez pas à lui dire que je vous ai aidé.
Ils passèrent plus d'une heure à parler d'une contrée lointaine, où vivaient jadis les premiers sorciers, ceux qui avaient découvert la magie et avaient réussit à la contrôler. Ils avaient commencé la médecine, et avaient fait de formidables découvertes, comme la fabrication des potions guérisseuses, mais c'était eux aussi qui avaient inventé les sortilèges appelés par la suite impardonnable, au départ pour se protéger des moldus qui les persécutés.
C'était une communauté familiale très fermée, qui n'acceptait pas les étrangers, et ils vivaient exclusivement entre eux. Avec le temps, leurs pouvoirs étaient devenus très puissants et leur savoir important. Ils vécurent totalement coupés du monde et totalement en dehors de tous les conflit jusqu'à ce que Voldemort, craignant leurs pouvoirs, les extermina vingt ans auparavant.
Mortlake leur raconta aussi beaucoup d'anecdotes, amusantes ou triste, celles qui font qu'un peuple grandisse, soit le meilleur puis disparaisse. Comme toutes les civilisations.
Pendant qu'il parlait, Harry et Ron prenaient quelques notes. Lorsqu'il eut finit, l'après midi était bien entamé, et ils allèrent dans leur salle commune recopier tout au propre. Hermione ne semblais pas avoir bougée depuis le dernière fois qu'ils l'avaient vus. Ils allèrent la voir.
_ Ha ! Je me demandais où vous étiez partis ! J'ai vu Neville, et il m'a redonné le livre dont vous aviez besoin. Je l'ai caché sous ton fauteuil, Ron. Vous saviez que Pavartie s'est faite volée son livre ?
_ Hermione, on est désolé, mais on n'en a plus besoin, on a trouvé une autre solution.
Elle se redressa sur sa chaise, stupéfaite.
_ Com... Comment vous avez fait ?
_ On a vu le professeur Mortlake. Finalement, il est plus sympathique que ce que je croyais. Il nous a parlé pendant plus d'une heure des sorciers de NorthOcean. Il nous a bien aidé !
Hermione n'était plus surprise, mais furieuse.
_ Mais ! Il n'a pas le droit ! C'est pas équitable ! Cala fait plusieurs jours que je travaille dur sur ce devoir, et vous, en une heure, vous avez tout ce qu'il vous faut !
_ Qu'est ce qu'il te dit qu'on a tout ce qu'il nous faut ? Si cela se trouve, il a pu se tromper en nous racontant certaines chose, et de toute façon, Hermione, ne t'en fait pas, tu auras une meilleure note que nous.
_ J'en suis pas sure ! Les professeurs ne devraient pas avoir le droit de nous aider !
_ Hermione, et faut que tu saches, ce n'est pas nous qui lui avons demandé, c'est lui qui s'est proposé.
_ Et bien justement ! Vous n'auriez jamais dû accepter...
Ce fut Harry qui termina sa phrase :
_ Et passer toute la nuit à faire notre devoir ? C'est ça ? Et bien maintenant il nous reste plus qu'à recopier ce qu'il nous a dit, en on va pouvoir dormir plutôt que d'être plongé toute la nuit dans des livres !

# Posté le samedi 17 novembre 2007 03:56

Harry Potter et ce qu'il ne saura jamais - Chapitre 7

VII : Une forêt interdite... très visitée

Le lendemain après les avoir aidés, le professeur Mortlake paraissait aussi distant avec ses élèves. Il parlait pendant tout le cours, leur apprenait quelles étaient les solutions face à certains dangers, et il n'arrêtait pas de répéter que le retard qu'ils avaient accumulé était plus que préoccupant. Dans son attitude, personne n'aurait pu imaginer qu'il avait sauvé Harry et Ron d'une nuit blanche.
Au cours suivant, ils rendirent leur devoir au professeur Binns, qui semblait très surpris que presque tout le monde ait réussit à remplir leur parchemin. Ce jour là, fait exceptionnel, il semblait se préoccuper de ses élèves et posa même quelques questions, auxquelles Hermione répondit avec brio.
Le soir, Hermione leur en voulait encore un peu, mais ne le laissait plus voir. Son cours sur les runes l'avait fatigué tout en le trouvant fascinant.
Le soir venu, Ron parti dans les cachots pour faire suivre son cours particulier avec Rogue. Selon lui, s'il était encore vivant la nuit tombée, cela relèverait du miracle.
_ Bon courage, Ron ! Tu sais, si cela avait été avec un autre professeur, il n'y aurait eu aucun problème pour t'accompagner, mais là, je peux pas !
_ Je sais, Harry ! Mais ne t'en fait pas, je sais que si j'y vais, c'est pour mon avenir. Moi aussi je veux devenir Auror plus que jamais, et ainsi permettre aux générations futures de ne pas connaître ce que c'est de vivre dans la crainte du mal. A ce soir, je vais essayer de survivre !
Lorsqu'il quitta ses amis, un large sourire animait son visage, mais c'était pour paraître plus fort qu'il ne l'était réellement. Il alla dans les cachots en prenant le plus de temps possible, où déjà le professeur Rogue l'attendait. La potion qu'il eu à faire était très compliqué, et il regrettait de ne pas avoir l'aide d'Hermione.
Pendant ce temps, Harry et Hermione discutaient de leur avenir.
_ Hermione, j'espère que Ron y arrivera. Cette année va être très dure pour lui, surtout s'il a plus d'heures de potions,
_ Tu sais, je crois qu'il est aussi motivé que toi.
_ Mais sais-tu pourquoi il veut à se point devenir Auror ?
_ Il ne m'en a jamais parlé, mais je pense qu'il a une revanche à prendre sur Percy. Tu sais, ses parents ont été très tristes quand ils ont vu le rôle que Percy avait joué, qu'il avait refusé de te croire. Alors je pense que Ron pense qu'il doit rétablir l'erreur de son frère. Et puis qu'il a une certaine vénération pour toi, qu'il ne te laissera jamais tomber, donc pour lui suivre ta voie lui permet de continuer à veiller sur toi.
_ Mais je n'en ais pas besoin ! S'il joue réellement son avenir à cause de moi, je ne me le permettrais pas !
_ Harry, ce n'est pas cela du tout ! Plus que de te suivre sans raison, être avec toi lui donne de la force. Et tu n'as pas le droit de lui enlever. De toute façon, personne ne peut.
_ Si tu en es certaine. Mais tu ne nous as jamais dit ce que tu voulais faire, alors ?
_ Et bien... si je ne l'ai jamais dit, c'est que j'ai peur.
Harry fut surpris de la réponse de son amie.
_ Peur de quoi ?
_ Hé bien... Elle marqua une pose, consciente qu'elle allait lui dire qu'elle quelque chose qu'elle avait voulu éviter. Hé bien, je veux devenir journaliste.
_ Quoi ? Mais, tu as beaucoup plus de compétence que pour faire ce métier !
_ Harry, ce n'est pas parce que tu as vécu quelques mauvaises expériences avec les journalistes qu'ils sont tous comme ça ! Je te prouverais que tu as tort !
_ Il n'y a pas que cela ! Aussi, c'est très fermé pour devenir journaliste...
Hermione lui coupa la parole.
_ Il y a quelque chose que je ne vous ais pas dit, mais je préfère vous l'apprendre plutôt que cela vienne de quelqu'un d'autre. Je suis déjà journaliste.
Harry ouvrir les yeux et laissa tomber sa mâchoire négligemment.
_ Ne me regarde pas comme cela ! Tu sais, ce n'est pratiquement rien ! J'ai juste fait un petit article.
Ce qu'elle aurait voulu, c'est qu'Harry lui pose plein de questions, mais il restait silencieux. Alors, pour rompre le silence qui s'installait, elle continua.
_ A la fin de l'année dernière, le père de Luna m'a demandait si cela m'intéresserai de travailler un peu pour lui, alors je lui ai fait un article dès le mois de juillet. Mais comme tout le journal était pris par tout ce qui concerne Voldemort, mon article a du attendre. Il paraîtra demain dans Le Chicaneur.
_ Et il parlera de quoi ?
_ Des elfes de maisons.
S'il avait était en train de manger, Harry se serai sans doute étouffé tant il eu un sursaut. Entre la surprise et l'énervement, il lui demanda :
_ Tu en n'as pas finit avec ces histoires ?
_ Harry, je te rappel, des fois que tu l'aurais oublié, que je suis la dirigeante de la SALE, donc il est de mon devoir de les aider comme je peux ! J'espère vraiment que je pourrais faire changer les mentalités grâce à cet article.
Harry pensa au fond de lui-même : ce n'est pas un article qui pourra faire changer les habitudes, surtout si beaucoup de sorciers en tiraient leur avantage. Mais il n'osait pas le dire à son amie : il avait peur de la blesser, et plus que des critiques des ses amis, Hermione avait besoin de leur soutient.
_ Alors, félicitation Hermione. Tu es en train de réussir ce que tu as toujours voulu.
Il dit en partie le contraire de ce qu'il pensait, mais Hermione en fut très heureuse.
La discussion changea, elle aborda l'école, la nouvelle année qui commençait, puis les devoirs. Puis ils parlèrent de Ron, qui faisait du rattrapage en potion. A neuf heures Ron aurai du déjà être de retour dans la salle commune, mais il eu beaucoup de retard. Vers dix heures, Hermione dû aller se coucher, tellement elle avait travaillé durant toute la semaine.
Harry l'attendit très longtemps. Lorsque Ron revint enfin, il était presque minuit. Il était furieux.
_ Quel bonhomme ! Je me suis vraiment demandé s'il allait finir par me laisser partir ! Il ne voulait pas que je sorte avant d'avoir finit ma potion d'invisibilité. Le pire, c'est quand le l'ai raté pour la troisième fois : j'avais presque fini lorsque j'ai mis le double de corne de licorne en poudre. Ca a tout rater ! Ma potion est devenue verte fluo...
_ Alors, t'aurais pu t'en servir pour devenir une ampoule géante, plaisanta Harry.
Mais Ron n'était pas prés à rire : plusieurs heures en face de Rogue lui avait sérieusement atteint le moral.
Le lendemain matin à l'heure du petit déjeuné, Hermione était excitée comme elle ne l'avait jamais était. Lorsque arriva un hibou lui apportant un journal, elle faillit se jeter dessus tellement elle était pressée de le lire.
Elle le prit Le Chicaneur, et alla directement à la dernière page, là où devait figurer son article. A sa grande déception, elle ne reconnu rien qu'elle ait pu écrire : il n'y avait tout simplement pas son article sur cette page. Il regarda frénétiquement, à la recherche de nom « Elfe » dans un titre, mais ce fut sans succès.
Alors Hermione commença à lire ce qu'il y avait d'écrit. Un drame était sur le point de se jouer, ici même.
Cette nuit là, un groupe de moldus armés avaient réussit à s'approcher de Poudlard, et selon le journal, ils avaient même réussit à s'introduire dans le château. Les professeurs, alertés par le bruit, avaient réussit à les faire partir. Ils s'étaient enfuit par la forêt interdite. Les professeurs les avaient suivis mais ils n'étaient pas parvenus à retrouver leurs traces. Les questions que soulevait Le Chicaneur étaient comment avaient-ils pus arriver jusqu'ici et quelles étaient leurs intentions.
Tout le reste du journal retraçait les difficultés qu'avaient connus les deux communautés et expliquait la nécessitée pour les sorciers que les moldus ignorent leur existence.
Peu d'élèves lisaient le journal, donc peu savaient ce qu'il s'était passé durant la nuit. L'agitation était beaucoup plus visible à la table des professeurs. Le professeur Dumbledore parlait avec animation au professeur Rogue et tous les autres professeurs parlaient entre eux, à part Mortlake qui restait seul, à l'écart.
Ron se pencha vers ses amis :
_ Vous êtes sure que ce n'est pas Mortlake qui les a aidés ? Tu te rappels, Harry, on l'a vu sortir l'autre soir...
_ Ron, tu l'accuses sans preuves, coupa Hermione. Et s'il est là, c'est parce que Dumbledore lui fait confiance !
_ Hermione, s'il lui faisait autant confiance, tu ne crois pas qu'il ferait parti de l'Ordre du Phénix ?
_ Parce que tu crois qu'on connaît tous les membres ?
_ Mais il est quand même étrange, renchéri Harry.
_ Il n'est pas comme tous les autres professeurs, c'est vrai, mais cela ne suffit pas à en faire un traître ou un ennemi. Je le vois mal avec un serpent tatoué sur l'avant bras !
_ T'as l'air bien sure de toi, Hermione...
_ Ce n'est pas parce que quelqu'un est différent qu'il est forcément un mangemort ! Il a peut être une bonne raison.
_ Harry, je crois qu'Hermione ne voit plus que les beaux yeux de ce prof !
_ Non, mais, c'est vous qui ne comprenez rien !
_ Ce que moi je comprends, c'est que c'est le prof le plus jeune, alors forcément les filles n'arrivent pas à être très objectives !
_ Vous dites vraiment n'importe quoi ! Cela sert à rien de discuter avec des personnes aussi butées !
Harry et Ron étaient persuadés qu'ils avaient raison. Hermione, elle, savait qu'ils avaient tord mais ne pouvais pas leur expliquer.

Les cours de la matinée passèrent rapidement. Harry et Ron avaient cours de métamorphose et pendant ce temps Hermione était en étude des runes. La métamorphose ne lui apportait plus rien à son niveau : tout ce que les autres voyaient en classe, elle parvenait à le rattraper rapidement.
L'après midi, Ron et Harry allèrent à leur cours de potion. La classe était en effectif très réduit ( dix élèves, de toutes les maisons ), beaucoup avaient profité de la chance qui s'offraient à eux pour ne plus aller voir ce bon Rogue. Par chance, Malfoy avait aussi arrêté de suivre ce cours.
Rogue, plus glacial que jamais, évitait autant que possible de regarder Harry. Harry faisait de même. Il se contentait de suivre les instructions le mieux possible pour que Rogue n'ait pas la possibilité de lui faire une remarque.
La potion que Harry réussit était une potion de connaissance : elle permettait à celui qui la buvait d'augmenter son savoir.
Ron la rata totalement : Rogue en profita pour s'en prendre à lui.
_ Monsieur Weasley, apparemment vous seriez mieux dans n'importe quelle autre classe que celle-ci. Vous ne valez pas mieux que vos frères, vous devriez les rejoindre pour aller vendre des gadgets pour sorciers atrophiés de cerveau.
_ Vous n'avez rien à dire de mes frères !
_ Aurais-je entendu un murmure ? Dix points en moins à Griffondor. Si j'entends une autre protestation, ce sera vingt.
Le silence régna jusqu'à la fin, les élèves étaient comme paralysés ou aphones. Personne ne songeait à rire. Les Griffondors savaient que cela ne servait à rien de protester, les autres étaient trop surpris de voir leur professeur comme cela qu'ils n'osaient rien dire.
Lorsqu'ils sortirent du cours du professeur Rogue pour aller jusqu'à la grande salle, les élèvent retrouvèrent l'usage de la parole :
_ Non, mais ! Pour qui il se prend celui là ? C'est pas parce que c'est le professeur qu'il a tout de permis ! Dit une élève de Serdaigle.
_ C'est sure, tu as raison, répondit Ron à la jeune Serdaigle.
_ Il faudrait trouver quelque chose pour le calmer. Vous serez d'accord ? Harry, t'en penses quoi ?
_ Je sais pas.
Il eut un doute qu'une quelconque action puisse faire changer leur professeur.
_ D'ailleurs, tu connais mon nom...
_ Qui ne connaît pas ton non ici ?
_ D'accord... Mais nous on ne connaît pas le tien.
_ Je m'appel Sarah Jones. On se reverra la semaine prochaine. En attendant, il faudrait qu'on réfléchisse à ce qu'on peut faire. Bon appétit !
Harry la regarda avec attention s'éloigner :
_ C'est qui cette fille ? Demanda-t-il à Ron.
_ Je sais pas. C'est la première fois que je la voie.
_ Que tu vois qui ? Demanda une voie derrière eux.
_ Hermione ! Ca a été ton cours ?
_ Très bien ! Vous parliez de qui ?
_ La blonde aux yeux bleus à la table des Serdaigle.
_ Sarah ? Pourtant elle est là depuis aussi longtemps que nous. Elle m'a même aidée pour la SALE. Bon, a part ça, qu'est ce qu'il s'est passé ? Vous avez une tête étrange tous les deux.
Ils lui racontèrent ce qu'il c'était passé pendant le cours de potion, et ce qu'avait proposé de faire Sarah.
_ Ca ne serait sans doute pas un mal de prouver à ce prof que ce n'est pas lui le plus fort, admit Hermione.
_ Et tu nous aiderais ?
_ Je ne pense pas. Vous savez, comme je ne l'ai plus, je préfère ne plus du tout m'occuper de lui, et...
_ POUM !!
Un bruit sec interrompit toutes les discutions. A la table des professeurs, un phénix donnait un précieux message au directeur de l'école. Il le parcourut rapidement. Son visage souriant se transforma. Tous les regards étaient posés sur lui. Il se leva, et déclara :
_ Personne ne doit sortir de la grande salle avant que j'en ai donné l'autorisation.
L'agitation régnait parmi les élèves, mais aussi parmi les professeurs. Mortlake fut le premier à réagir, il se leva et se dirigea en direction de la sortie.
_ Professeur Mortlake, ne sortez pas, continua Dumbledore. Vous resterez ici, avec les élèves.
Il essaya de protester, mais devant son directeur cela était impossible. Frustré, il se rassit au côté de Hagrid.
_ Tout d'abord, je demande à tout le monde de garder son calme. Nous allons faire une simple vérification.
_ Qu'est ce qu'il se passe ? Demanda une voix à la table des Serdaigle.
_ Il y a eut une mutinerie à Azcaban. Beaucoup de prisonniers se sont échappés et le ministère me demande de procéder aux vérifications nécessaires pour garantir votre sécurité. Mais ne vous inquiétez surtout pas, vous ne craignez rien à Poudlard les meilleurs sorciers sont parmi vos professeurs.
Puis il s'adressa aux autres professeurs :
_ Vous connaissez la procédure. Professeur Mortlake, s'il nous arrive quelque chose, vous seriez le dernier pour protéger les élèves. Je vous fais confiance pour faire de votre mieux en cas de nécessitée.
Puis, sans panique, tous les professeurs quittèrent la pièce.
Mortlake était seul face à tous les élèves. Il hésitait, ne savait pas quoi faire. Il allait se lever, puis il se ravisa. Il attendait que quelqu'un fasse quelque chose pour agir à son tour. Mais rien ne se passa. Alors il s'assit en silence puis patienta.
Des heures s'écoulèrent sans qu'aucun de ceux qui étaient sortis ne revinrent. Les élèves s'occupaient à discuter, mais l'ennui et la fatigue finirent par avoir raison d'eux.
Lorsque Sarah Jones s'avança vers le professeur changé de les surveiller, plus aucun bruit ne se faisait entendre, tous les regards étaient posés sur elle. Mortlake semblait surprit que quelqu'un ose le déranger. Intimidée, elle lui dit :
_ Je pense que beaucoup comme moi sont fatigué, alors ça serait bien si on pouvait avait de quoi se coucher.
_ Il n'y a aucun problème.
Il prit sa baguette, et fit un mouvement circulaire de la main. Les tables s'élevèrent en même temps jusqu'au plafond, puis d'un second mouvement de main elles redescendirent, empilées les une sur les autres, dans un coin de la pièce.
Hermione ne pu s'empêcher de faire une réflexion pour ses amis :
_ Pour faire quelque chose comme cela, ça doit être beaucoup de travail !
_ Pff', émis une voie parmi le groupe des Serpentard, moi je fais ça quand tu veux !
_ Et bien faites-le, alors, répondit le professeur. Essayez de les mettre dans un autre coin, en évitant de blesser quelqu'un d'autre.
Il voulut ajouter si vous vous blessez, ce ne sera pas grave, mais son statut de professeur le lui interdisait.
_ C'est ce que je vais faire !
L'auteur de ces mots était Malfoy. Il s'approcha des tables et essaya de les faire bouger. Il enchaîna plusieurs sortilèges, mais aucun ne réussit à faire bouger une seule table.
_ Monsieur Malfoy, votre persévérance est remarquable, mais il est tant de vous avouer vaincu.
Malfoy était humilié par cet homme qu'aucun élève ne connaissait. Le regard noir, il alla rejoindre ses compagnons Serpantard.
Les Griffondors étaient heureux qu'enfin Malfoy doive admettre une défaite.
D'un autre geste de la main, Mortlake fit apparaître des duvets autant qu'il y avait d'élèves. Cette fois-ci, Malfoys se retint de dire qu'il pouvait en faire autant.
Tous les élèves se couchèrent et dormirent rapidement d'un sommeil agité.
Ce n'est qu'à l'aube que les professeurs qui étaient sortis rentrèrent. Ils avaient passé la nuit à parcourir le château et n'avaient pas dormi. Comme tous les élèves étaient réveillés, Dumbledore décida de leur expliquer les évènements de la nuit. D'un geste de sa baguette, il fit disparaître les duvets et remis les tables en place. Puis il s'installa à sa place habituelle.
_ Les diverses observations de cette nuit nous ont permis de constater qu'aucun mangemort n'a pénétré dans l'enceinte du château. Néanmoins, nous resterons vigilants tant que Voldemort restera vivant ou en liberté, et nous vous demandons d'en faire autant. Tous les dangers semblent écartés, alors nous pouvons revenir à une vie normale. Bon appétit.
Des plats pour le petit déjeuné arrivèrent sur la table. Les elfes de maison n'avaient pas arrêté leur travail de la nuit.
Pendant qu'Harry commençait un ½uf à la coque, le courrier arriva. Hermione reçut son journal, et se précipita pour le lire, à la recherche de son article. Elle ne le trouva pas. Harry reçut un courrier.

Harry, je te remercie de venir dans mon bureau dès que tu auras ce mot.
Signé : Professeur Dumbledore.

Il regarda la table des professeurs en espérant croiser le regard du directeur pour chercher une explication. Il n'y était plus.
_ Ne m'attends pas pour aller en cours, Ron, je te rejoindrais plus tard.
Il arriva devant la statue qui protégeait le couloir pour entrer dans le bureau.
_ Choco grenouille, dragées surprises,...
Harry ne connaissait pas le mot de passe, mais il savait que c'était le nom d'une gourmandise. Il essaya tous les noms qu'il connaissait, et s'avoua presque vaincu.
_ Potter, vous ne devriez pas errer dans les couloirs, dit une voie glaciale.
Il se retourna. Rogue, tel un cerbère, était derrière lui.
_ Essayez donc praline longue langue.
Le passage s'ouvrir aussitôt.
Harry, sans regarder ce que faisait son professeur, monta l'escalier qui venait ainsi de se dégager. La porte du professeur Dumbledore était ouverte. A l'intérieur, divers objets remplissaient des étagères. La pensine était posée sur le bureau et des reflets de lumières tournaient dans le petit bassin. Dumbledore devait s'en être servit récemment.
_ Assis-toi, Harry. Ce que j'ai à te dire est très grave.
Il se laissa tomber sur une chaise, en face du bureau.
_ Ce que j'ai déclaré lors du petit déjeuner n'est pas faux, mais ce n'est pas totalement vrai non plus.
Harry le regarda avec surprise. Pourquoi lui disait-il cela, à lui, alors qu'il avait dit autre chose à tous les autres élèves ?
_ Ce qui est vrai, c'est qu'aucun mangemort n'est entrait dans l'enceinte du domaine. Ce qui l'est moins, c'est qu'ils étaient dans la forêt interdite.
Les yeux écarquillés, Harry le regarda.
_ Ils étaient quatre. Nous avons réussit à les mettre en fuite, mais ils reviendrons. Sans doute bientôt. C'est pour cela que je t'ai demandait de venir ici. Il faut que tu sois sur tes gardes. Il ne faut absolument pas que tu laisses une chance à Voldemort de gagner.
Harry savait ce que cela impliquait : la prophétie. L'un d'eux devait tuer l'autre. Harry ne voulait pas tuer. Jamais. Mais il voulait encore moins mourir. Alors, il n'aurait pas le choix.
Ce que Dumbledore c'était gardé de lui dire, c'est que plus il attendait, plus son adversaire gagnait en puissance. Sans doute avait-il déjà pris le contrôle de plusieurs personnages important du ministère.

# Posté le samedi 14 juin 2008 15:53