Sirius Black - derrière le voile - 26

Les yeux écarquillés, Hildegarde ne pu s'arrêter de fixer la baguette. Sirius avait oublier de la ranger, et s'était fait prendre comme un étudiant de première année !
_ Je crois qu'il va falloir que je t'explique, dit-il à Hildegarde.
Haletante, elle lui répondit :
_ Ce n'est pas la peine ! J'ai compris. Je ne pensait pas cela de toi, Sirius.
Elle mis du temps à formuler la suite, cherchant à se dissimuler la vérités qui pourtant était en face d'elle.
_ Tu es un sorcier.
Se l'entendre dire ainsi, de la bouche d'une enfant, il en fut presque honteux.
_ Et ne me prend pas pour une enfant ! Je le sais, ça ne sert à rien de discuter !
_ Et comment en es-tu si sure ? Demanda-t-il, plus par défit que pour mettre sa parole en doute.
_ Je sais que je ne devrait pas te le dire. Papa va me punir s'il apprend que je le sais et que je l'ai dit. Lui aussi est un sorcier.
La révélation fut ponctuée par un long silence. Maugrin ? Un sorcier ? Cela expliquait bien des réactions !
Soucieuse de ce qu'elle venait de dire, elle essaya de se rattraper, les yeux implorant :
_ S'il vous plait, ne dites jamais à papa ce que je viens de vous apprendre ! Il serait furieux ! Il a toujours refusait cette vérité. Et c'est à cause de cela que maman est morte.
_ J'en suis désolé, li répondit Sirius. Mais tu sais, cela ne me change pas, que je sois un sorcier ou non. Je veux toujours vous aider. Je suis partit pour cela, et je compte bien y arriver !
_ Vous allez-où ? Demanda-t-elle.
_ On va à la recherche des Sauvages, lui expliqua Clara.
_ J'ai une affaire à régler avec eux, compléta Sirius.
_ Alors je viens avec vous !
_ Non ! S'exclamèrent-ils d'une même voix.
_ Vous n'avez pas compris ! Ce n'est pas une question. Je viens avec vous, où que vous alliez ! De toute façon, je ne veux pas rentrer au camps, sinon papa va encore me gronder.
Prenant un ton plus léger, elle demanda :
_ Alors, on part par où ?
Elle était décidée, cela ne faisait aucun doute. Mais Clara et Sirius ne bougeaient toujours pas. Alors, Hildegarde utilisa un argument de poids :
_ Sirius, si papa est un sorcier, j'en suis sans doute une moi aussi. Mais il a toujours refusé de me montrer quoi que ce soit ! Alors peut être que toi, tu parviendrais à faire ce qu'il n'a jamais voulu.
_ Hildegarde, je ne suis pas très bon professeur. Lupin aurait pu plus t'aider que moi. Il a enseigné à Poudlard.
_ Quoi ? s'étonnât-elle. Il existe une école de magie ? J'aimerai tant y aller ! Et tu connais un professeur, c'est merveilleux.
_ Il n'est plus professeur maintenant. Il a eu quelques petits problèmes.
Hildegarde et Clara le regardaient, les yeux interrogateurs.
_ C'est l'un de mes meilleur ami. Mon meilleur ami encore vivant, mais il a eu le malheur de se faire mordre, et depuis c'est un loup-garou.
Les deux jeunes femmes passèrent de l'interrogation à l'étonnement total.
_ Ne vous en faites pas ! Lui n'a jamais mordu personne ! Si un jours on sort d'ici, je vous le présenterai.

# Posté le dimanche 22 avril 2007 10:53

Sirius Black - derrière le voile - 27

_ Hildegarde, tu es certaine de vouloir venir avec nous ?
_ Bien entendu ! Je ne vous quitterais pour rien au monde ! Et puis je pense que je pourrais vous être utile.
_ Comment cela ? lui demanda Sirius.
_ Je ne sais pas. Quelque chose m'attire. Je ne sais pas ce que c'est, mais je sens que mon avenir est là-bas.
_ Alors, on y va ! dit Clara, avec une motivation débordante.
En un instant, tout le monde fut debout, prêt à partir. D'un geste plein d'énergie, Hildegarde sauta sur le dos de Sirius, qui en fut très surpris. Il sursauta et elle tomba sur le sol. Se fut son bras qui atteignit en premier le sol. Une douleur intense parcourut tout le corps d'Hildegarde. Elle se mit à trembler violemment, les larmes aux yeux.
_ Qu'as tu ?
Sirius et Clara étaient surpris. La chute d'Hildegarde n'était pas très forte, mais visiblement elle lui faisait souffrir énormément.
Elle ne répondit pas.
Clara, inquiète, la pris dans ses bras pour la consoler.
_ Ce n'est rien, cela va passer. Tu ira mieux dans quelques instants.
Mais elle était loin de se calmer. Des convulsions l'avait envahi. Sirius s'accroupi pour se placer à sa hauteur. Il constata alors que ses larmes étaient restés sur ses yeux.
_ Laisse toi aller, Hildegarde, pleure.
Elle fit un geste désordonné pour se faire comprendre, mais comme elle n'y parvint pas, elle murmura dans un sanglot :
_ Il ne faut pas pleurer. Papa me l'a toujours dit.
_ Et moi, je te dis que tu dois le faire. Tes larmes emmèneront avec elles le mal que tu ressent. Pleure, tu iras mieux.
Hildegarde quitta les bras de Clara pour se jeter dans ceux de Sirius. Elle se détendit puis se laissa aller à pleurer. Les yeux fermés, ses perles de pluie la quittaient, roulant sur ses joues, puis tombant au sol. Hildegarde et Sirius ne virent pas ce qu'il se passait à cet instant, mais Clara, oui.
Dès que la première larme fut au sol, aussitôt de l'herbe apparut sur ces centaines de mètres alentour. A la seconde, se fut des fleurs. Puis il y eu des arbres, des papillons, des animaux, des cours d'eau et des étangs.
Sirius vit quelques instant après le changement qui venait d'avoir lieu. Il en fut très étonné, mais ne dérangea pas Hildegarde qui finissait de calmer sa douleur.
Toujours les yeux fermés, elle releva son visage, puis dit :
_ Merci Sirius, cela va beaucoup mieux.
Puis elle ouvra ses yeux. Quelle ne fut pas sa surprise quand elle constata que le vide les entourant s'était brusquement remplit.
_ Que c'est-il passé ? demanda-t-elle
_ Cela s'est passé rapidement, lui avoua Clara.
_ C'est moi, n'est ce pas ?
_ C'est arrivé pendant que tu pleurais.
_ Mais comment est ce possible ?
_ Je ne sais pas.
Sirius, quand a lui, avait bien quelques idées.

# Posté le dimanche 22 avril 2007 10:53

Sirius Black - derrière le voile - 28

Sirius se rappela d'une légende qu'il avait entendu des années auparavant. Celle d'une famille de sorciers puissants qui pouvaient faire apparaître des choses lorsqu'ils étaient contrariés. Mais Sirius avait oublié la suite. Quels sorciers était-ce ? Hildegarde avait-elle un rapport avec eux ?
Ce que Hildegarde venait de fait était un acte de magie qui nécessitait une grande puissance. Alors quelle avait seulement des doutes sur la magie qu'elle possédait, elle avait réussit à mobiliser un pouvoir immense.
Sirius demanda à la jeune fille :
_ Il faut absolument que je sache. Lorsque tu pleurais, à quoi pensais-tu ?
Il vit que sa question la dérangeait. Mais Hildegarde se surpassa pour y répondre.
_ Au départ, c'était parce que j'avais trop mal. Lorsque la douleur à était moins forte, j'ai pensait à maman, et à tous ce qu'elle faisait pour m'apaiser quand je me blessait. Et après, j'ai laissé mon esprit aller à ce qu'elle aimait, les prairies, les fleurs... Tu sais Sirius, elle aimait beaucoup la nature !
Hildegarde prit des mains le flambeau que tenait Sirius, puis elle examina les alentours. A la vue d'une fleur, elle s'exclama :
_ Une narcisse ! C'était sa fleurs préférée ! Et regarde là-bas, prés du lac, il y a un saule pleureur ! L'arbre qu'elle adorait !
Hildegarde était émerveillée. Les yeux rond, elle contempla son nouveau décor, s'exclament devant chaque fleur. Tout autour d'elle lui rappelait de merveilleux souvenir, quand sa mère vivait encore. Puis lorsque son excitation retomba, un doute l'envahi. Alors elle demanda à Sirius :
_ Sirius, c'est de la magie n'est ce pas ? Il s'est passé ce que je voulais qu'il arrive ?
_ Oui Hildegarde. Tu voulais revoir l'environnement qui était proche de ta mère, alors tu l'as recréé.
_ Et ma mère, c'est possible qu'elle soit là ?
La question glaça le sang de Sirius.
_ Les sorciers ne peuvent pas faire revenir les morts.
Il rajouta, à mi voix :
_ Mais ce que tu viens de faire est supérieur à ce que les sorciers peuvent faire. Alors, peut être que tu auras réussit à la faire revenir. Mais ne garde pas cet espoir. Si ta mère reviens parmi les vivants, alors elle ne sera ni vivante ni morte, et la situation serait très désastreuse. Il ne faut pas jouer avec cela.
_ Et si j'avais voulu voir le soleil, il serait là ?
_ Je pense que oui.
_ Alors pourquoi il n'est pas là ? La vrai lumière du jour me manque !
_ L'aimais-tu ? l'interrogea Sirius.
_ Assez, lui avoua-t-elle. Mais moins que maman et ce qu'elle aimait.
Elle fit une pause, puis continua :
_ Si je pleure à nouveau et que je pense au soleil, il viendra ?
_ C'est possible. Mais ce que tu viens de faire est unique, alors tu ne peux pas savoir si tu peux le faire à nouveau.
Un silence lourd suivit. Il fut brisé par Clara.
_ Je pense que nous devrions retourner au village. Pour voir l'étendu du changement et aussi les réactions.
_ Mais nous venons juste de partir, protesta Hildegarde. Et vous vouliez bien que je vienne avec vous ! Si je rentre, papa ne voudra pas que je reparte !
_ Ce sera à toi de le persuader de te laisser nous suivre. Tu sais, après ce qu'il s'est passé, peut être qu'il voudra bien que Sirius t'apprenne un peu de magie.

# Posté le dimanche 22 avril 2007 10:54

Sirius Black - derrière le voile - 29

Hildegarde, soucieuse, vint murmurer à l'oreille de Sirius :
_ Je sens une présence, prés de cet arbre. Je pense que ce doit être un Sauvage.
_ Alors reste avec Clara, je vais voir ce qu'il y a.
Sirius fit un grand détour pour se diriger jusqu'à l'arbre désignée par la jeune fille. Il longea un cours d'eau pour prendre l'homme à revers. Il sortit sa baguette, prêt à s'en servir. Sans faire de bruit, il contourna le dernier bosquet.
De dos, il vit un homme qui surveillait les deux jeunes femmes. Sirius le reconnu aussitôt.
_ Alors Bartimius, tu nous espionnes ?
L'homme se retourna vivement.
_ Avada...
Le temps paru s'immobiliser. Le bruissement des arbres parut lui aussi être réduit au minimum. L'éclair vert qui avait commencé à se former à l'extrémité de la baguette de Croupton Junior s'immobilisa puis partit en fumée. Hildegarde, furieuse, arrivé à cria à l'attention de Barty :
_ Tu ne feras jamais de mal à Sirius, tu m'as bien comprit ? Si jamais tu oses encore lever ta baguette sur lui, tu regretteras amèrement d'être né !
La dessus, elle s'assit sur une touffe de mousse, puis, calme, s'adressa à Sirius :
_ Si tu as quelque chose à lui demandé, c'est le moment.
En effet, le visage du mangemort était livide. Il semblait faible, sur le point de s'évanouir.
_ Par quelle ruse n'es-tu pas mort ?
_ Dumbledor s'est opposé à mon exécution. Mon père ne l'aurait pas voulu. Alors, pour se débarrasser de moi sans que je risque à nouveau de m'enfuir d'Azcaban, Fudge a décidé de me faire franchir le voile.
_ Pourquoi as-tu essayé de me tuer à l'instant ?
_ Tu aides Harry à se protéger du Seigneur des Ténèbres. Je ne peux pas admettre qu'il y ai un tel traître dans ma famille.
_ Ta famille ?
_ C'est facile pour toi de nous renier ! Mais de tous mes cousins, tu es celui qu'on préfère ne plus voir vivant !
Barty avait dit cela d'un ton monocorde, comme s'il avait avalé un sérum de vérité. Il prit soudainement conscience de ce qu'il était sur le point de dévoilé, et décida de transplaner loin d'ici, avec ses amis Mangemorts.
Hildegarde était ébranlé par la nouvelle : Sirius, qu'elle pensait incapable du moindre mal, était le cousin de cet homme !
Sirius se rendit compte de son trouble.
_ Tu sais, Hildegarde, ma famille est presque toute de son genre, mis à part mon grand père qui avait conservé un peu d'humanisme. Il faut s'y habituer.
Il la regarda droit dans les yeux :
_ C'est toi qui l'a forcé à dire la vérité, n'est ce pas ? Lorsque tu as su qu'il était mon cousin, cela t'as causé un choc, et tu as perdu la concentration nécessaire au sort que tu as jeté.
_ Comment ai-je fait cela ? demanda-t-elle.
_ Tu prends conscience de tes pouvoirs magiques. Tu ne connais pas leurs limites, mais tu penses que tout es possible. Alors tu y parvins, pendant que nos plus grand mages seraient surpassé par les difficultés apparentes. Tu es très puissante, Hildegarde. Je ne serai pas surpris d'apprendre que ta famille sois l'une des plus grande.
_ Mais nous vivions dans une ferme, avec les gens "normaux".
Sirius ne sus que répondre. Alors il ne brisa pas le silence qui s'installa

# Posté le dimanche 22 avril 2007 10:54

Sirius Black - derrière le voile - 30

L'événement qui venait de se jouer distraya leur attention un long moment. Puis ils constatèrent la nécessité de se rendre au camp pour mesurer l'influence de l'événement. Mais le chemin qu'ils avaient empruntés quelques instants plus tôt était devenu impraticable. En effet, il était traversé par une rivière, peu profonde mais large.
_ J'ai vu quelque chose, murmura Hildegarde.
Elle pris alors la torche des mains de Clara, et l'approcha de la surface. Ils virent des poissons s'enfuir.
_ Des truites ! C'est super ! En plus, je commence à avoir faim.
Sirius, sans expliquer ce qu'il avait l'intention de faire, arracha une branche de l'arbre le plus proche. Lorsqu'il y fut parvenu, il déclara :
_ Je pourrais très bien le faire à la manière Moldue, mais avec un peu de magie ça ira beaucoup plus vite. Moi aussi j'ai envie de poisson.
Fixant le bois qu'il venait de couper, il psalmodia une incantation et le bois, comme s'il agissait de sa propre volonté, s'affûta à une extrémité. Lorsque ce fut fait, il enleva ses chaussures et remonta les jambes de son pantalon.
Il fit un pas dans l'eau. Le froid le saisi aussitôt mais il continua à avancer. Il trouva un trou d'eau, qu'il estima propice à la pêche. Il se tint un long moment immobile, pour que les poissons s'habituent à sa présence. Sur la berge, Hildegarde et Clara le regardaient, les yeux rieurs et un large sourire aux lèvres. Depuis bien longtemps, elles ne s'étaient pas distraitent de cette façon !
Sirius vit un poisson prés de sa jambe. Mais il contracta trop ses muscles en voulant l'attraper, et le poisson s'aperçu de sa présence et s'enfuit. Il eu plus de chance la seconde fois : il transperça le poisson avec sa pique. Et se releva pour le rapporter aux deux femmes qui l'attendaient. Malheureusement pour lui, il marcha sur une pierre lisse et dérapa. Il finit les fesses dans l'eau, sans mal mais trempé.
La situation était si cocasse que tous rirent de bon c½ur.
Il fut décider d'allumer un feu pour permettre à Sirius de se sécher et de faire cuire le poisson. Ils restèrent ainsi, tous les trois, se sentant bien tout simplement. C'était l'un des meilleur moment qu'il passait. Il était avec une femme avec qui il se sentait bien, et une jeune fille pleine de vie.
Une fois Sirius séché et le feu éteint, ils se préparèrent à partir. Hildegarde saisit la torche et s'éloigna un peu pour trouver un passage où ils pourraient franchir la rivière sans risque de se retrouver dans l'eau.
Leur bonheur aurait pu être presque parfait, si seulement...
_ Quelque chose ne va pas ! S'écria Clara. Hildegarde, viens là tout de suite.
Croyant avoir fait une bêtise, l'enfant s'approcha timidement. Mais Clara se désintéressa d'elle pour se concentrer uniquement au flambeau qu'elle portait. Elle le saisi, et dit :
_ C'est bien ce que je craignait. Regardait, le feu commence à ronger le bois. Le temps n'est plus infini. Nous devons nous hâter pour revenir au camp.
En effet, le temps passait et ses marques ne tardaient pas à s'en faire ressentir.
_ C'est pour cela que nous avions faim. C'est la première fois que nous éprouvons ce sentiment ici.

# Posté le dimanche 22 avril 2007 10:55