Pour pouvoir s'évader, il faut déjà savoir où l'on est. Ici, rien n'était comme dans le monde d'où il venait. L'endroit dans lequel il était prisonnier n'avait pas de limite, il ne comportait aucun mur, aucune limite physique mis à part le sol. Tout ce qui l'entourait était le noir complet. Il avait pendant des heures essayé de marcher vers une extrémité, mais rien y faisait.
Il restait toujours au même endroit.
Une autre évidence finit par s'imposer en lui : ici le temps ne semblait pas s'écouler. Il s'en rendit compte parce qu'au bout de ce qui lui semblait être un mois sa barbe n'avait pas poussé d'un centimètre. Il n'y avait pas non plus de jours ni de nuits. Il n'y avait rien ni personne. Sauf lui. Brebis égarée. Perdu.
