Sirius Black - derrière le voile - 36

_ Il est de plus en plus urgent que tu quittes cet endroit, dit Clara. D'après ce que je comprends, toi seul peut achever ce que ton frère à commencé.
_ Mais comment partir ? Je ne vois rien qui puisse nous permettre de nous enfuir !
_ Moi, je sais !
La voix était jeune mais déterminée, et devait écouter depuis longtemps leur conversation. C'était Hildegarde.
_ Evrard a dit qu'à l'opposé d'ici, il y avait une colonne d'air, impossible à franchir à cause de la force du vent.
Les yeux rond, Clara et Sirius la regardait.
_ Maintenant qu'il y a de la végétation, le vent est ralenti. Souvenez vous, on n'arrivait plus à de diriger avec les flammes. Nous devons donc pourvoir nous en approcher plus de la colonne, et pourquoi pas découvrir une sortie.
_ Plausible, admit Sirius.
_ Mais comment y aller ? Demanda Clara. Evrard et Bertille ont mis soixante ans pour y aller et revenir. Ce doit être affreusement loin !
_ On peut transplaner, leur apprit Sirius. Mais je ne sais pas si Hildegarde pourra.
_ Comment fait-on ?
_ C'est assez complexe, et dangereux si on le fait mal.
Sirius lui expliqua comment procéder, ce qu'il fallait faire et surtout pas faire. En peu de temps, Hildegarde comprit et voulu faire un essai. Elle s'éloigna, accompagnée de Sirius et Clara. Ensemble, ils allèrent près d'un ruisseau. Juste avant qu'elle n'essaie, Sirius lui donna les ultimes recommandations.
_ Surtout, le reste pas bloqué entre d'endroit d'où tu viens, et celui où tu vas.
Clara poussa un cris, mais n'ajouta rien.
Au premier essai, Hildegarde réussit à parcourir quelques centimètres sans faire bouger ses muscles.
_ C'est très bien, le félicita Sirius. Tu dois être la première à réussir de la première fois ! Tu n'as même pas l'age légal pour passer ton permis !
_ Il y a un permis ? demanda Hildegarde, surprise. Ce doit vraiment être très réglementé !
_ Très, répondit Sirius. C'est pour éviter les dérives.
_ Pourtant, ça ne marche pas entièrement.
_ Continuons ton entraînement, plutôt que de bavarder ! Essaie d'aller de l'autre coté du ruisseau.
Aussitôt dit, aussitôt fait. En très peu de temps, Hildegarde réussit à maîtriser le transplanage. Elle allait d'un point en un autre en un rien de temps, faisant jalouser Sirius, qui lors d'une course en transplanage avait quelques difficultés à la suivre.
_ C'est parce que j'ai eu un bon professeur, lui dit Hildegarde. Merci beaucoup ! Sans toi, je n'y serai jamais parvenu !

# Posté le dimanche 22 avril 2007 13:19

Sirius Black - derrière le voile - 37

Bientôt, Sirius estima qu'Hildegarde était assai entraîner pour voyager seule, sur une longue distance.
_ Tu viens avec nous ? Demanda Sirius à Clara.
_ Je ne sais pas faire ça, protestat-elle. Je ne suis pas sorcière !
_ Je peux t'emmener avec moi.
Il du passer quelque temps pour la convaincre, mais il y arriva en lui disant qu'il avait besoin d'elle, qu'elle pouvait être très utile. Surtout, Sirius ne pouvait pas s'imaginer passer quelque temps sans elle.
_ Tu sais où nous allons ?
_ Bien entendu ! On se rejoint là-bas ?
_ Si l'un de nous n'arrive pas à y aller, on se retrouve ici.
Hildegarde acquiesçat d'un signe de tête, puis disparu dans une "CRAC" sonore.
Sirius prit Clara dans ses bras, et lui dit :
_ Ca fait toujours étrange la première fois. N'ai pas peur, et surtout ne me lâche pas.
Un tourbillon de lumières et de vent de créa autour d'eux. Sirius sentit les ongles de Clara s'enfoncer dans son dos. Il lui avait dit de ne pas la lâcher : elle ne le ferait pas ! Elle s'agrippait désespérément à lui. Quand tout redevint net autour d'eux, elle relâchât son emprise mais son visage trahissait ses émotions : il était livide.
Le paysage qu'ils découvrirent étaient surréaliste. Il n'avait rien de semblable à ce qu'ils venaient de quitter, où la végétation était luxuriante.
Ce n'était que des dunes de sable à pertes de vue. Aucun arbre, aucune trace d'eau, aucune vie. Mais à quelques dunes d'où ils avaient atterris, ils voyaient une colonne lumineuse de deux mètres de diamètre, d'un bleu étincelant, foncer vers le ciel noir à perte de vue. Cette lumière suffisait à éclairer les dunes sur des centaines de mètres. Le spectacle était impressionnant pas son ampleur. Jamais personne n'avait décrit quelque chose de pareil.
Clara et Sirius s'en approchèrent, quelque peu inquiet. Bientôt, Hildegarde les rejoignit.
_ C'est beau, n'est ce pas ? Dit-elle. Ses yeux ne cessaient de fixer la lumière.
Sirius partit explorer la base de la colonne. Le vent était relativement faible, ralentit par les arbres qui a présent recouvraient une partie de l'espace, ce qui permis à Sirius de s'en approcher de très près.
_ Venez voir ! La colonne ne vient pas directement du sol, mais elle est posé sur quelque chose.
Il s'accroupi pour mieux distinguer ce que c'était. Lorsqu'il le vit enfin, il s'écria :
_ Mais c'est un coffre à bijoux !
Clara et Hildegarde s'approchèrent à leur tour pour voir de quoi il s'agissait. Hildegarde eu un mouvement de recul, et du se retenir à l'épaule de Clara pour ne pas tomber. Elle avait déjà vu cet objet, bien longtemps auparavant.

# Posté le dimanche 22 avril 2007 13:19

Sirius Black - derrière le voile - 38

_ Qu'as-tu Hildegarde ? Te sens tu mieux ?
Progressivement, la jeune fille reprenait ses esprits.
_ Ce coffre a appartenue à maman. C'est papa qui lui a offert lorsqu'ils se sont mariés. Je ne pensais jamais le retrouver ! Que fait-il ici ?
_ Ton père à peut être la réponse, suggéra Clara. Depuis mon arrivé ici, je suis certaine qu'il nous cache quelque chose. Ou du moins qu'il ne nous a jamais raconté toute la vérité.
_ Qui a t il d'inscrit sur la boite ? Demanda Sirius.
La petite fille s'approcha, mais c'est grâce à sa mémoire qu'il récita ce que les lettres dorées disaient :
_ "Tant que, ensemble, nous savons d'où nous venons, où nous allons et le chemin à emprunter, nous ne serons jamais perdu. Ainsi, notre amour sera éternel, à travers l'espace, le temps et même la mort.". Je ne sais pas si c'est papa ou maman qui pensait cela. Ou si c'était eux deux.
_ Hildegarde, il faudrait faire venir ton père pour en avoir le c½ur net.
_ D'accord !
Sans attendre un instant de plus, elle transplana.
_ Que va-t-elle faire ? Questionna Sirius.
_ Je te paris tout ce qu'elle veut qu'elle va chercher son père ! Tu sais, elle prend toujours tout ce que tu dis très au sérieux.
Peu de temps passa avant qu'Hildegarde ne revienne, agrippant son père.
_ Il ne voulait pas venir, j'ai était obligé de le forcer.
_ Je savais bien que tu ne pourrais que nous causer des ennuis, dit-il à l'intention de Sirius, son visage reflétant la haine à son égard. J'aurais du te bannir dès les premiers instants où je t'ai vu !
_ Je ne cherche rien de mal ! Protesta l'intéressé. Il est vrai cependant que je veux sortir d'ici, pour aider un ami très chère.
A mi-voix, pour que seul Maugrin l'entende, Sirius tenta un argument puissant pour obtenir les informations dont il avait besoin :
_ Songe plutôt que nous aurions pu te demander cela au village, et à ce moment là nous aurions montré malencontreusement à tous que tu es un sorcier.
_ Que veux tu savoir ? coupat-il, convaincu par la menace de Sirius.
_ La boite que tu vois au pied de la lumière, que représente-t-elle ?
Alors, Maugin qui depuis des années cachait ses pensées, se dévoila. Il leur appris toute sa vérité.

# Posté le dimanche 22 avril 2007 13:20

Sirius Black - derrière le voile - 39

Maugrin commença par raconter à Sirius, Clara et Hildegarde qu'il était sorcier, né dans un village de parents sorciers et de sang pur. Il avait suivit ses études à Poudlard, où il était sortit avec de très bons résultat, même s'il ne se rappelait pas le nombre de buses qu'il avait obtenu. Il avait même participé au Tournois des Trois Sorcier, qui avait eu lieu à Drumstang. Mais ce n'avait pas était lui le vainqueur.
Son diplôme en poche à tout juste 17 ans, il rentra chez ses parents. Mais ce qu'il trouva fut loin d'être ce qu'il désirait.
_ C'est une partie de ma vie que j'ai cherché à ignorer. Hildegarde l'apprend en même temps que vous. La maison que j'ai habitait pendant toute mon enfance avait était détruite par le feu. Mon arrivée dans le village avait était très remarqué. Je n'ai pas mis longtemps à me rendre compte que quelque chose n'allait pas. J'ai passait plusieurs jours dans les montagnes toutes proche, hors de vue de tous. Mais il a bien fallut que je redescende pour m'acheter quelques vivres.
Il soupira et leva les yeux au ciel.
_ Je ne suis pas rentré par le village par la porte principale, je l'avait contourné. Une ferme longeait la route. Avant que le village ne m'aperçoive, le fermier, Isidore, m'interpella
"_ Viens, Maugrin, nous devons te parler le plus rapidement possible"
Bien entendu, j'y suis allé. Il m'appris que mes parents étaient mort quelques semaines plus tôt. Les villageois les avaient tués, car ils avaient sus qu'ils étaient sorciers. J'ai passé les années suivante dans la ferme, d'abord caché puis Isidore ne fit passé comme étant son neveu. C'est grâce à Isidore que j'ai connu Salomé, la mère d'Hildegarde. Elle travaillait chez lui.
A son évocation, les yeux de Maugrin brillèrent.
_ Elle se doutait que j'étais un sorcier. Peu de temps avant notre mariage, elle a vu par hasard ma baguette, que j'avais caché. Il s'en est suivit une dispute, mais notre amour était plus fort que notre différence, alors pour elle j'ai brisé la baguette, jurant de ne plus m'en servir. Les années ont passées, calmes. Hildegarde est né.
Il la regarda avec des yeux tendres.
_ Elle est la meilleur chose que nous avons fait tous les deux. Notre bonheur a été total à ce moment là. Malheureusement, il a était de courte durée ! Salomé est tombé malade. Alors, comme sur la boite à bijoux que nous avons fait pour notre mariage où nous disions que rien nous séparerait, j'ai commençait à faire ce voile. Pour ne pas que le temps passe derrière. Pour ne pas qu'elle meurt. Pour que nous puissions vivre ensemble pour l'éternité. J'ai passé des mois entiers sans rien parvenir à réussir. Lorsque j'ai était découragé, il s'est passé un événement magique de grande ampleur. A ce moment, Salomé était au plus bas de sa forme. C'est mon imprudence qui a tout gâché. Je me suis fait aspirer par le voile sans pouvoir réagir. Peu de temps après, Salomé est morte. Hildegarde a trouvé par mégarde le voile et m'a rejoint. La suite, vous pouvez l'imaginer aisément.
La gorge de Maugrin se sera. Il leur implora :
_ S'il vous plait, gardez ce que je viens de dire pour vous ! C'est très dure à vivre pour moi. J'étais sorcier, par amour je l'ai renier. Mais mon amour est partit, et je reste seul.
_ Il te reste moi papa, lui dit Hildegarde, les yeux dans les yeux. Et puis, tout n'es pas si mal que cela ! Il y a maintenant Regulus ! Il est trop mignon ! Sa mère dit elle même qu'il est plus beau que son frère et sa s½ur !

# Posté le dimanche 22 avril 2007 13:21

Sirius Black - derrière le voile - 40

Clara, Hildegarde, Maugrin et Sirius passèrent plusieurs heures à essayer de trouver une sortie de ce coté-ci. La présence du coffre à bijoux signifiait clairement que Salomé, la mère d'Hildegarde, avait une grande importance.
Plusieurs fois, ils essayèrent de le prendre, sans y parvenir.
_ Il doit y avoir une formule !
Mais Sirius réfléchit, et ne trouva rien.
_ Quels sont les règles du jeu ? Nous savons que le voile a été construit par amour, mais que cet amour n'a jamais pu être protégeait par lui. Alors, que peut-on en conclure ?
Sirius parlait pour lui même, mais ce fut Hildegarde qui lui répondit :
_ Si le voile a était fait pour protéger papa et maman, alors papa et maman pourront les briser.
_ Mais elle est morte, Hildegarde ! protesta Maugrin.
_ J'en suis bien consciente. Mais moi, je suis à moitié toi et à moitié maman. Alors, en unissant nos forces, nous pourrons ouvrir ce passage !
_ Essayons de réciter ensemble les mots gravés sur la boite, proposa Maugrin.
Bientôt, ils joignirent leurs deux voix pour lire le message
_ "Tant que, ensemble, nous savons d'où nous venons, où nous allons et le chemin à emprunter, nous ne serons jamais perdu. Ainsi, notre amour sera éternel, à travers l'espace, le temps et même la mort.".
Mais rien ne se passa.
_ Mettez y tout votre c½ur ! expliqua Clara. Mettez un sens à ce que vous dites. Croyez le. Croyez ce que vous dites, que cet amour est possible.
_ Comment croire à cet amour ? demanda Hildegarde. Je suis trop jeune pour cela.
_ Je suis convaincu que, dans ton passé, ta mère te l'a expliqué, dit Sirius. Les femmes partages leurs secrets. Elle ne peux pas ne pas te l'avoir dit, surtout si elle possédait ce qu'il y a de plus chère au monde : l'amour éternel.
Hildegarde se concentra, ferma les yeux. Au fond d'elle même, elle rechercha ce que sa mère lui avait appris. De son coté, Maugrin fit de même.
Lorsque tous les deux furent prêt, ils joignirent leurs mains et prononcèrent les mots, en y mettant tout ce qu'ils avaient au fond d'eux.
La lumière se fit moins intense. Puis, comme une boulle de feux, elle se regroupa à quelques dizaines de mettre au dessus de la tête des témoins. La boulle devint incandescente, puis se mit en mouvement. Elle s'éloigna très vite, ne cessant de grossir et de s'élever vers le ciel. Après peu de temps, elle illumina tout. Un nouveau soleil était né.
Sous la vrai lumière du jours, Hildegarde, Maugrin, Sirius et Clara purent examiner de plus près la colonne. Elle n'étais plus infranchissable, et laissait apparaître une échelle.
_ Ce doit être la sortie !
Personne n'en croyait ses yeux. Depuis le temps qu'ils en rêvaient, la sortie s'approchait d'eux.
_ On va voir ? Proposa Clara.
_ Mieux vaut qu'une seule personne y aille. Qui est volontaire ?
Personne ne voulait abandonner les autres, pourtant il était clair que seule une personne y aille, les autres devant aider le village à y parvenir à leur tour.
_ On ne peux pas les abandonner.
_ J'y vais, se désigna Clara. Hildegarde et Sirius sont bien trop important, et Maugrin devra décider les villageois à vous suivre.
Son sacrifice était énorme. Elle ne voulait pas se séparer de lui. Elle lui chuchota pour que seul lui l'entende :
_ Je t'attends. Une fois que nous serons réunis dehors, rien ne nous séparera. Parce que je t'aime.
_ Moi aussi, lui répondit Sirius.
Mais le temps n'était pas aux déclarations enflammées. Prennent son courage, Clara empoigna les premiers barreaux de l'immense échelle. Elle monta vite, puis cria :
_ C'est bien la sortie. Je vais voir plus loin mais je crois que je ne pourrais pas faire demi-tours. Je vous attends dehors.
Et elle partit, les laissant au sol.
_ Il ne nous reste plus qu'à aller chercher les autres.
Sirius était pressé que toute cette histoire soit finit. Il ne lui restait plus qu'à sortir et à aider Harry, puis il serait libre pour pouvoir aimer. Dix-sept ans sans amour, il avait beaucoup à récupérer !
_ On se retrouve près du ruisseau, où nous avons fait les entraînements. De là, nous irons chercher les villageois.
C'est que qu'ils firent.
_ Ce n'est pas un mal de retrouver l'herbe verte, après ce climat hostile que nous avons vu !
Ils se dirigèrent vers le village, mais ils s'arrêtèrent avant. Quelque chose n'allait pas.
Ils n'y avait plus un bruit. Tout semblait à nouveau vide.
Précautionneusement, ils s'approchèrent des tentes. Ils étaient au sol, tout était en piteux état.
Où se trouvait le feu principal, se tenait un homme. Barty Croupton Junior.

# Posté le dimanche 22 avril 2007 13:21