Sirius Black - derrière le voile - 41

Barty Croupton Junior était seul dans le village. Il n'y avait ni moldus, ni aucun autre Mangemort.
" Il nous attends", ne pu s'empêcher de penser Sirius "Heureusement que Clara est hors de danger".
_ Hildegarde : prend soin de ton père. Si jamais Croupton me bat, il ne restera plus que toi pour venir en aide ai village.
La baguette en main, Sirius alla trouver Croupton junior. Il s'approcha de façon à ce que son adversaire le remarque au dernier moment. Sirius n'était plus qu'à quelques mètres de lui lorsqu'il remarqua enfin sa présence. Un bref instant, il perdit contenance mais se ressaisit rapidement.
_ Alors Black, on essaye de me prendre par surprise.
_ Tu devrais éviter de revoir trop souvent Rogue. Il a eu une mauvaise influence sur toi. Tu parles comme lui.
_ Je parle comme je veux ! Et ce n'est pas lui qui m'a fait m'adresser à toi comme cela.
"Voilà ma première mini victoire, songea Sirius. Il va bientôt renier ceux auquel il croit, on voulant s'affirmer par lui même. Il n'a jamais était qu'un pion dans le stratagème de Voldemort."
_ Junior, où sont les moldus ?
_ Alors là, si tu crois que je te le dirais, tu te trompe royalement ! Ils sont en sécurité avec mes amis !
Un sourire mauvais assombrit son visage.
_ Tu me le paieras, Croupton !
Ils minutes qui suivirent furent constellés d'éclairs de lumières. Les deux baguettes lançaient des sorts sans discontinuer, mais ratant toujours leur cible. La nouvelle végétation leurs permettaient de trouver des refuges, et aussi d'approcher l'adversaire tout en restant à l'abris.
_ Alors Black ? Tu refuses de te montrer ?
Sirius soufrait d'un brusque coup de fatigue. Il s'était caché à l'abris d'un arbre, et patienta quelques instant. Le bref répit lui permis de récupérer ses forces, et d'être à nouveau prêt au combat.
Mais une femme, bien caché dans une tentes, voyait en cette pause la fin du combat. Elle sortit la tête pas par l'ouverture, et vit Sirius, adossé à un arbre. Elle pensa aussitôt qu'il venait de vaincre son adversaire. Alors elle prit un paquet, et quitta son refuge, aux yeux de tous.
_ Cache toi, Clotilde ! Lui hurla Sirius.
Mais c'était trop tard. Un éclair vert foncé sur elle, et l'atteignit sans lui laisser une seule chance. Le paquet qu'elle tenait roula au sol, et le bébé qu'il contenait se mit à crier.
_ Tu touches à Regulus, t'es mort ! Tu m'entends, Croupton ?

# Posté le dimanche 22 avril 2007 13:22

Sirius Black - derrière le voile - 42

_ Regulus ? balbutia Croupton. Comme ton frère ?
_ En quoi cela te concerne ? Tu viens de tuer sa mère, et tu te préoccupes du fils ?
_ Réponds moi, Sirius ! Il hurla, impatient.
Aussitôt, Sirius pris la décision de lui répondre. Cela lui permettra peut être de l'approcher assez pour ne pas le manquer, cette fois ci.
_ Je vais te dire tout ce que je sais. Le bébé porte le même nom que son père. Ses parents se sont connu dans les années 1800.
Cette fois, Sirius était assez prêt de Croupton pour ne pas le rater. Il fut stupéfait lorsqu'il découvrit les trais du visage de son adversaire. Il n'était plus arrogant, mais blême, triste et fatigué. Perdu.
Sans rien laisser deviner de ses intentions, Croupton couru vers le corps. A coté de la femme, le bébé hurlait toujours.
Sirius était trop surpris de cette réaction pour oser faire quelque chose.
Délicatement, Barty prit dans ses mains le médaillon de Clotilde. Il s'effondra en larmes.
_ Qu'ai-je fait ?
Il répéta cette phrases des dizaines de fois. Il ne réagit même pas lorsque Sirius s'approcha de lui. Il semblais las, de ne plus rien avoir à faire de sa vie. Sirius avait toujours entendu parler de lui comme un homme qui ne montrait jamais ses sentiments. Et il le voyait, juste en face de lui, en pleurs. Qu'avait-il bien pu se passer ?
Sirius profita du désarroi de son adversaire pour lui prendre sa baguette. Barty ne fit même pas un mouvement.
Barty Croupton serait dans sa main le médaillon de Clotilde. Deux visages étaient visible, sous la forme des petits portraits dessinés au crayon. Ceux de deux enfants, aux cheveux noir comme la nuit. C'était accompagné de ce mot, gravés dans le métal.
"Maman, nous ne t'oublierons jamais. Nous partons loin, pour ton bonheur. Tes enfants : Faith et Islo."
_ Qui est ce ?
Barty releva difficilement les yeux des photos. Il s'assit à même le sol et prit sa respiration.
_ Cette histoire te concerne autant que moi. Mais qu'ai je fais ? Je devrai mourir pour l'avoir tué !
_ Tu connais cette femme ?
_ Oui. Toi aussi. Elle est l'une de nos ascendante. Faith, sa fille, est la grand-mère des premiers Black. Elle était demi sorcière, c'est pour cela qu'elle et son frère ont quittés leur mère. Après, elle est devenu barde et c'est comme cela qu'en Ecosse elle a rencontré Orion Black. Ensemble, ils ont eu des enfants. Sirius, le premier de la maison des Black, Lucius, Elladora et Phineas, qui est notre arrière-arrière-arrière grand père en commun. Celui là même qui fut directeur de Poudlard.
Un sanglot étrangla la voix de Barty.
_ Je viens de tuer notre arrière-arrière-arrière-arrière grand mère.
Sirius regarda la jeune femme d'un regard neuf. Il ne s'était jamais douté qu'il avait parlé avec son encétre.
_ Au moins, cela explique sa confiance envers moi.
_ Moi aussi je suis son descendant. Elle aurait pu aussi avoir confiance en moi. Personne ne m'a jamais accordé sa confiance.
Un regard mauvais s'afficha sur son visage.
_ Je sais qu'il est trop tard, mais je veux rattraper ce que je viens de faire.
Il transplana.

# Posté le dimanche 22 avril 2007 13:25

Sirius Black - derrière le voile - 43

Après le départ de Barty, Sirius prit dans ses bras l'enfant. Il eu du mal à admettre l'idée que ce nouveau né, puisse être l'oncle de Phineas, l'un des plus ancien de la noble et très ancienne maison des Blacks. Regulus dans ses bras paraissait si petit ! Si fragile.
_ Tu l'as laissé partir, Sirius ? Hildegarde le pressait de questions. C'est bien cela ? Pourquoi ?
_ Oui. Mais... il commença sa phrase, mais ne savait pas quoi leur expliquer. C'est compliqué, tu sais.
Hildegarde le regarda d'un visage haineux.
_ Mais pourquoi ! Il vient de tuer Clotilde ! J'avais confiance en toi, je croyais que tu nous aiderais, non que tu l'aiderai, LUI.
Elle se mis à battre des points dans le vide, puis elle s'agenouilla à coté du corps de Clotilde et enfonça ses ongles dans la terre. Et elle pleura de rage.
_ Hildegarde, calme toi !
Sirius s'approcha d'elle, mais il du reculer lorsqu'elle tenta de lui envoyer un crochet du droit.
_ Hildegarde, je ne t'ai pas trahi ! Laisse moi t'expliquer !
Elle le regarda, arrêtant quelques instants ses larmes.
_ Tu le sais déjà, Barty et moi sommes des cousins éloignés. Après avoir tué Clotilde, il s'est rendu compte qu'elle était de notre famille. C'est une de nos ancêtre. Cela l'a perturbé énormément.
_ Il est partit où ?
_ Cela, je l'ignore ! Tout ce qu'il a dit, c'est qu'il voulait rattraper ce qu'il venait de faire.
_ Et à ton avis, que va-t-il faire ?
_ Je l'ignore !
Ils n'allaient pas tarder à le découvrir. Maugrin, qui était restait à l'écart ( il avait vu de lui même l'influence positive de Sirius sur sa fille et ne souhaitait pas rentrer dans leur discution ) vint les avertir.
_ Venez voir, vite !
Une masse de personnes approchait du village. Tous ses habitants se précipitaient pour venir.
Hildegarde, Maugrin et Sirius allèrent à leur rencontre. Bertille, qui marchait plus rapidement que les autres fut le premier à les rejoindre.
D'un simple regard, Bertille comprit qu'il devait raconter ce qu'il s'était passé.
_ Nous ne comprenons pas exactement ce qu'il s'est produit depuis que tu as quitté le village avec ta fille. Nous avons tous eu très peur. Des sorciers (il frémit en prononçant ce mot ) nous ont attaqués. Nous n'avons pas pu nous défendre, alors qu'ils étaient que quatre. Ils sont ont obligés à partir, ils disaient qu'ils avaient des comptes à régler avec vous (de son doit, il désignait Sirius). Ils nous ont cachés dans une forêt toute proche d'ici. Puis, celui qui semble être leur chef est partit, nous laissant sous la surveillance des trois autres. C'était horrible ! Je n'aurais jamais cru cela possible. Ils ont... enfin, non, je ne peux pas vous le dire, ça ferait trop mal. Au bout de quelques temps, leur chef est revenu, puis...
Sa voix s'étrangla. Ils durent tendre l'oreille pour entendre.
_ L'homme s'est approché du premier homme, il lui a dit qu'il avait eu confiance en lui depuis toujours, qu'il le voyait comme un ami mais qu'il s'était trompé. L'autre n'a pas eu le temps de protester, il a reçu un éclair vert de plein fouet, et il est tombé, mort. La même scène s'est produite pour ses autres compagnons.
Il avait tout juste finit son récit lorsque les autres villageois arrivaient. Ils traitaient Barty en héros, il les avaient tous sauvaient. Mais leurs pensées furent mitigés lorsqu'ils apprirent la mort de Clotilde. Tout le monde l'aimait, et sa perte était difficile.

# Posté le dimanche 22 avril 2007 13:26

Sirius Black - derrière le voile - 44

L'épreuves qu'ils venaient de subir renforcèrent encore plus les liens déjà existant entre les villageois. Biens qu'ils détestaient Barty pour avoir tués Clara, ils ne pouvaient pas s'empêcher de penser que sans lui ils seraient encore prisonniers des autres Mangemorts.
Mais ce qui les perturbaient le plus étaient d'apprendre aussi brusquement l'existence de la magie. Ils restèrent ensemble, par petits groupes, en évitant Sirius, Hildegarde et Maugrin le plus possible. Ils leur fallait du temps pour assimiler tout ce qui venait de se passer.
_ Où est Clara ? demanda Bertille au bout d'un moment.
_ C'est vrai qu'avec tout ce qu'il s'est passé, on l'aurait presque oublié. Tu leur racontes, Maugrin ?
_ Bien entendu ! Ce que j'ai à dire est d'une importance capitale. Que tout le monde se rassemble au centre du village !
Le mot se fut passé rapidement. Sirius, Hildegarde et Maugrin s'installèrent sur des troncs d'arbres, de façon à s'en servir d'estrade.
_ C'est bon, on voit tout le monde !
_ Tu peux attendre deux minutes avant de commencer s'il te plais Maugrin. Je dois aller chercher quelqu'un.
Sirius venait de voir quelqu'un à l'écart, caché le mieux qu'il pouvait. Barty. Il n'osait pas se montrer, mais voulait voir ce qu'il avait contribué à faire. Lorsqu'il s'aperçut que Sirius venait dans sa direction, il tenta de fuir mais c'était trop tard. Sirius était déjà là.
_ Attend, Barty !
Barty s'arrêta, mais resta sur la défensive.
_ Tu devrais être intéressé par ce que va dire Maugrin. Cela te concerne comme nous tous.
_ Je ne peux pas, Sirius. Pas après ce que je viens de faire.
_ Mais tu viens de tous nous sauver ! Je doutes que les intentions de tes copains aient étés bonnes.
_ Tu viens de dire toi même le problèmes. Des années, ils ont étés mes amis, et je ne sais pas encore si j'ai bien fait.
_ Tu doutes encore en toi ?
_ Oui. Aujourd'hui, j'ai tué quatre personnes. Je ne peux pas y être indifférent. Avant Clotilde je n'avais jamais tué personne. J'avais seulement participé. Comme ce que j'ai fait aux Londubat.
_ Tu viens de changer. Même si tu ne te fait toi même pas confiance, moi j'ai confiance pour toi. Viens, et affronte le regard des personnes. Sinon, tu resteras un fuyard toute ta vie. Je sais de quoi je parle.
Alors, Barty, accompagné de Sirius, pénétra dans le village. Il avait du mal à supporter tous les regards posés sur lui. Certains étaient bienveillants, mais d'autres totalement hostiles. Barty s'installa assez prêt de Sirius. Il n'aurait pas suporté d'être loin de tout ce qui avant était ses repère. Même si longtemps il avait détesté son cousin éloigné.
_ Nous pouvons commencer, maintenant, cria Maugrin pour se faire entendre de tous.
_ Il y a plus simple que de s'égosiller pour parler fort, lui fit remarquer Barty.
Il prit sa baguette (à se mouvement, les personnes autour de lui firent un écart) et prononça le sort pour que tout le monde puisse l'entendre.
_ Merci, cela m'évitera une extinction de voix, lui dit Maugrin. Nous pouvons donc commencer.

# Posté le dimanche 22 avril 2007 13:27

Sirius Black - derrière le voile - 45

En quelques mots, Maugrin expliqua aux villageois que la sortie avait enfin était trouvée. Maintenant que tous savaient que les sorciers existaient, il fut convenu que Sirius et Hildegarde effectueraient les voyages nécessaires pour emmener les quatre-vingt cinq villageois jusqu'à l'échelle.
_ Cela devrait nous prendre tout au plus trois heures, estima Sirius. Plus tôt nous commencerons, plus tôt nous serons à l'air libre.
Des cris de joie éclataient de toute part.
_ Néanmoins, je dois vous prévenir que le monde que nous allons rejoindre sera différents que celui que vous avez quittés. Pour les plus anciens, plusieurs centaines d'années se sont écoulés. Je vous demande donc, lorsque vous serez dehors, de m'attendre avant d'explorer les alentours par vous même. Un temps d'adaptation vous sera nécessaire. Vous avez bien compris ?
Un oui général se fit entendre.
_ Très bien, nous pouvons commencer. Pour transplaner, vous devrez venir vers Hildegarde ou moi. Durant le voyage, surtout ne nous lâchez pas.
Sirius regarda la jeune fille, et lui demanda :
_ Es-tu prête ?
_ Bien entendu !
_ Sirius, attend un instant, le coupa Barty. Si je vous aide, ce sera beaucoup plus rapide.
Aussitôt, des voix de contestation se firent entendre. Il y eu même quelques "Mais qui voudrait voyager avec un homme comme lui". L'humiliation reçu le remis vite à sa place : rien ne pourrait leur faire oublier ce qu'il avait fait. Jusqu'à ce qu'une voix, plus forte que les autres, cria :
_ Moi, cela ne me gênerai pas. Il faut du courage pour oser aider ses anciens ennemis. Clotilde aurait été de cet avis.
_ Très bien, dit Maugrin. Pour partir, nous mettrons un camp de départ près du ruisseau là-bas. Ceux qui voudrons voyager avec Barty le ferons, les autres rejoindrons Sirius ou Hildegarde.
Les premiers voyages emmenèrent Maugrin, Léonce et Julienne, membres de Grand Conseil de Paix. Maigrin réglerait les départ en bas de l'échelle, alors que Léonce et Julienne devraient veiller à ce que tous le monde reste groupé une foi sortis.
Grâce à l'aide de Barty, les voyages durèrent à peine plus d'une heure. Bientôt, tous les villageois furent partis, il ne restaient plus en bas de l'échelle que Sirius et Barty.
_ Sirius, j'ai bien réfléchit. Je ne veux pas quitter ce lieu. Ce qui m'attend dehors, c'est Azcaban à vie. Et tu sais à quel point vivre dans cet endroit est insupportable. Je sortirait peut être un jours. Mais avant que tu partes, je dois te remercier pour ce que tu as fait pour moi. Tu m'as ouvert les yeux, et je t'en serai éternellement reconnaissant. Merci de cela. Mais je n'ose pas encore affronter le monde extérieur. Ce que j'ai fait avant, c'était uniquement en contestation contre mon père et des mauvaises relations que j'ai eu. Je te souhaite de réussir à vaincre le Seigneur des Ténèbres. Ton combat est juste. Et vous ne savez qu'une infime partie de ce qu'il a fait ! Mais avant de te dire adieu, prend cela, tu comprendra plus tard son importance.
Barty lui tendit une feuille écrite. Sirius alla pour l'ouvrir, mais Barty l'interrompit :
_ Ce qui y est inscrit ne doit pas être fait dans la précipitation. Utilise cette formule le moment venu.
Sirius prit la feuille, et la rangea précautionneusement dans sa poche. Il savait que cela aurait une importance plus tard. Leurs adieux approchaient à grand pas.
_ Part, Sirius. J'ai côtoyé Harry une année entière, et il a besoin de toi.
_ Adieu, Barty. Si tu décides de franchir cette échelle, je montrerai aux juges à quel point tu nous a aidé.
_ Adieu, Sirius.
Sirius prit entre ses mains le premiers barreau de l'échelle. Il en franchi bien d'autre. L'ascension sembla durer des heures. Quand il fut dehors, il constata ce qu'il avait prévu : ils se trouvaient dans le ministère, dans la Salle du Voile. Il était enfin sortit de son cauchemar !
Bientôt, il fut rejoint pas Hildegarde.
_ Où est Clara, lui demandat-il.
_ C'est une mauvaise nouvelle, Sirius. Quand Léonce et Julienne sont arrivés, elle s'y trouvait déjà plus. Nous ignorons où elle est.

# Posté le dimanche 22 avril 2007 13:28